Pendant que l’État s’effondre, les bonnes sœurs font des masques

Photo / Paroisse de Draguignan
Photo / Paroisse de Draguignan

Pendant que Macron, Castaner et Véran font n’importe quoi à Paris, les bonnes sœurs, à Draguignan et un peu partout en Europe, ont cessé de créer des objets liturgiques pour fabriquer bénévolement des masques de protection anti-coronavirus. En temps de grande crise, on voit tout se suite qui est généreux et utile, et qui ne l’est pas.

Aleteïa et Var-Matin décrivent cette magnifique initiative de religieuses qui se consacrent à sauver des vies.

“Tout commence il y a une semaine. Les Petites Sœurs de la Consolation du Sacré-Cœur et de la Sainte Face, implantées à Draguignan (département du Var) se mettent à prier Notre-Dame-du-Peuple: c’est elle qui a épargné le peuple dracénois de l’épidémie de peste en 1524. Face au fléau du Covid-19, les vingt cinq sœurs de la communauté se tournent naturellement vers elle pour demander de travailler en complète collaboration avec elle.”

“Le lendemain et au même moment Mgr Dominique Rey, l’évêque du diocèse, et Michel Strambio, le maire de Draguignan, leur demandent de fabriquer des masques. Aussitôt, l’atelier du monastère de confection d’ornements, d’aubes et de bannières se transforme en atelier de couture de masques. Ils sont réalisés conformément aux normes sanitaires, grâce à un patron transmis par la mairie. “La demande est énorme, nous faisons tout ce que nous pouvons faire, et le maire en personne vient les chercher”, précise Sœur Agnès de la communauté. “

“Depuis, 200 masques quittent l’atelier du monastère chaque jour. Ils sont transmis quotidiennement à la mairie qui se charge de les distribuer. Le modèle a été fourni par le CHU de Grenoble. Coupe, préparation des plis, piquage, ou repassage “chacune participe en fonction de ses compétences”, précise sœur Agnès.”

“Les masques sont destinés aux agents municipaux de contact, aux policiers municipaux, aux sapeurs-pompiers… “On a fourni aussi des pharmacies. C’est toute de même terrible que la population, qui est sur le front de l’épidémie, soit démunie” commente la prieure.
“Nous partageons notre temps entre la fabrication des masques et la prière, ajoute-t-elle. A la demande de notre évêque, nous assurons une adoration continue, que nous animons et qui est en direct sur Youtube pour soutenir la population dans la prière. Nous sommes contentes, car tout cela correspond à notre vocation: consoler Jésus et consoler nos frères”.
“Vivant au monastère de la Consolation, les religieuses ne sont pas cloîtrées. Elles demandent néanmoins à la population de ne pas sonner au monastère pour venir chercher des masques: “il ne faut pas faire n’importe quoi, il faut rester chez soi”.”

“Un peu partout en Europe, des religieuses se mettent au service des malades et des soignants. C’est le cas des Sœurs de Saint-Camille qui gèrent en Italie cinq hôpitaux dans toute l’Italie, à Rome, Trente, Trévise, Brescia et Crémone. C’est aussi celui de la Congrégation des Sœurs Servantes qui s’occupe notamment des malades du Covid-19 à Naples. D’autres se mettent à coudre des masques à la chaîne, comme les Soeurs Bénédictines de Mercogliano, aux environs de Naples, en Italie ou les Sœurs Séraphiques, dans de nombreux couvents dans toute la Pologne.”

Sources: Aleteïa, Var-Matin

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