Et pan! Le magazine Marianne surnomme Macron… “Tigrou”!

Image d'illustration / Twitter
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En bientôt trois ans au pouvoir, Macron n’a toujours pas été affublé par le peuple d’un surnom qui fasse l’unanimité. Marianne en a trouvé un: “Tigrou”.
Mais pourquoi “Tigrou”? Parce que Macron se prend pour le chef de guerre qu’il n’est absolument pas.
“Au siècle dernier, la France a eu Clemenceau, surnommé “Le tigre”, ou encore “Le père la victoire” pour son rôle durant la guerre de 14-18. De nos jours, la France a Emmanuel Macron, alias Tigrou, le tigre en peluche. Il parle comme son illustre ancêtre mais monte au front sanitaire avec un sabre en bois.”

“Le Président de la République avait déjà donné le ton avec ses premières prestations télévisées. Il avait alors usé et abusé d’un ton militaire d’autant plus déplacé que ses ministres, tels les généraux de 1914, sont en retard d’une guerre. Il a replongé avec délice dans le bain martial lors de sa visite de l’hôpital militaire de campagne de Mulhouse (Haut-Rhin), ce 25 mars, dans l’épicentre national de l’épidémie de Covid-19.”

“Emmanuel Macron est arrivé sur place avec un masque FFP2 en guise de casque. Nul ne saurait lui reprocher. On ne prend jamais trop de précaution, a fortiori lorsqu’on est chef de l’Etat.”

“On rappellera cependant que jusqu’à une date récente, on nous expliquait que le port du masque n’était pas nécessaire à condition de respecter la distance de protection, sauf pour les soignants et les malades. Le Président ne relevant d’aucune de ces deux catégories, il faut croire que la stratégie a changé pour des raisons inavouées et inavouables.”

“Après visite des lieux, Emmanuel Macron a prononcé un discours commencé au moment du journal télévisé du soir, preuve que l’art de la communication est parfaitement maîtrisé. Alors, Tigrou a pu exhiber ses petites griffes. L’œil fixé sur la ligne bleue des caméras, le tigre en peluche a multiplié coups de menton viril, admonestations définitives et proclamations combatives.”

“Et allons y avec: “Nous sommes en guerre”, formule déclinée sur tous les tons. Reprenons avec : “La nation française est un bloc, dans cette guerre nous devons faire bloc. Et tenir”. Continuons avec: “Lorsqu’on s’engage dans une guerre, on se mobilise tout entier”. Poursuivons avec l’appel à foncer vers les tranchées hospitalières, pour conclure: “Nos soignants qui se battent aujourd’hui pour sauver des vies se sont battus hier pour sauver l’hôpital, notre médecine”. C’est beau, c’est grand, c’est généreux.

“A défaut de l’imaginer dans cette situation, on conseillera au petit Tigrou d’abandonner ses soldats de plomb, de redescendre sur terre, de moins jouer les matamores, de ne pas se prendre pour ce qu’il n’est pas, de ne pas substituer la parole verbale au geste efficace, sauf à rester dans l’histoire comme le père de la défaite sanitaire.”

“Sans doute est-il encore trop tôt pour établir un bilan exhaustif, établir les responsabilités, désigner des coupables et en tirer des leçons pour l’avenir. Mais quand on multiplie jusqu’à plus soif la rhétorique guerrière, on se doit d’être irréprochable.”

“Saluer les soignants, c’est le moins que l’on puisse faire, à condition de ne pas les envoyer en première ligne avec de fortes chances de n’en jamais revenir. Saluer “le peuple travailleur qui se bat et permet de vivre”, c’est justifié, à condition de ne pas les transformer en chair à coronavirus faute d’équipements. Appeler à la mobilisation générale face à l’adversité, c‘est nécessaire, à condition de ne pas rester confiné dans ses certitudes.”

“Clemenceau disait : “Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit il faut avoir le courage de le faire”. Macron est un Clemenceau au petit casque.”

Bien vu, Marianne. Effectivement, on imagine bien Macron nous chanter cette chanson lors de sa prochaine allocution télévisée.

Sources: Marianne, Youtube

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