Peur et censure à tous les étages: Castaner recule devant le 93

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Le Parisien fait le point sur le confinement dans le 93. Un article intitulé “Le couvre-feu n’est pas une réponse adaptée”, et qui est un modèle de censure. Ou: comment faire croire que ça va mieux, tout en apportant les preuves du contraire.

Accrochez-vous bien, FL24 décrypte pour vous cet article hallucinant.

“Après une valse-hésitation, la Seine-Saint-Denis semble regagner ses pénates. La semaine dernière, alors que les mesures de confinement entraient en vigueur partout en France pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, les scènes de cohue dans les supermarchés, les joggeurs un peu trop assidus sur les bords du canal de l’Ourcq ou les affrontements jeunes-police ont pourtant fait craindre le pire.”

En français: c’est le bordel.

“Fabienne Klein-Donati, procureure de la République du tribunal de Bobigny, avait révélé que 10 % des verbalisations dressées dans le pays concernaient le 93. Mais, en l’espace d’un week-end, tout a changé.”

En français: le 93 n’en fait qu’à sa tête, mais pas trop. Voyons ça de plus près.

“Il y a une meilleure adhésion. Depuis ce week-end, c’est assez net”, indique Michaël Sibilleau, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Même s’il existe toujours çà et là des récalcitrants. Étourdis ou mal informés, sur 5 000 contrôles, 1/5 des personnes se déplaçaient sans justificatif.”

Étourdis ou mal informés? Méga-LOL! Sans s’en rendre compte, Le Parisien prend les insolents du 93 pour encore beaucoup plus débiles qu’ils ne sont. Sibeth pourrait même accuser le grand quotidien de racisme, si elle lisait la presse.

“Certains sont allés à la confrontation avec les forces de l’ordre. Mais la fièvre semble être retombée dans certaines cités, à Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois et Noisy-le-Grand.”

Si la fièvre est retombée dans ces trois villes, qu’en est-il ailleurs?

“Seront désormais aggravées les sanctions pour les piétons et automobilistes qui ignorent les règles. Les amendes de 135 euros vont monter à 375 euros. Et en cas de réitération, il y aura délit, placement en garde à vue et convocation devant le tribunal. “Une cinquantaine de délits ont déjà été constatés”, précise la préfecture.”

Garde à vue? Ou: comment remplir les commissariats de personnes possiblement contaminées, puisqu’elles ne respectent pas le confinement! Les policiers, privés de masques, n’apprécieront sans doute pas l’idée. Quant à l’amende “en cas de réitération”, elle inscrit l’impunité réservée aux multirécidivistes par la justice française dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Mauvaise nouvelle: quand “nous en sommes en guerre”, rien ne change.

“Si les habitants appliquent majoritairement la consigne du “Restez chez vous”, certains commerces de proximité renâclent à baisser le rideau. C’est le cas des petites épiceries. “La majorité respecte les mesures, mais pour les commerces qui ouvrent tardivement, c’est un problème. Des attroupements se créent, les clients viennent consommer et restent assis. Ils ne respectent pas les gestes-barrière, ni les mesures de distanciation sociale”, déplore la préfecture.”

Si la majorité respecte ces mesures, la minorité ne les respecte pas. On veut des chiffres. Cette minorité est-elle de 1% ou de 49%? Quelque chose nous dit qu’on est plus près de la deuxième proposition, sans quoi la préfecture ne “déplorerait” pas.

“Promettant une réponse ferme et rapide, elle lance un avertissement solennel: “Le préfet peut décider des fermetures administratives en vertu du pouvoir de police spécial lié à l’urgence sanitaire et entré en vigueur depuis ce week-end.””

Disons-le franchement: l’avertissement solennel, la racaille s’en fout.

Que l’État soit lâche, c’est une chose. Mais que la presse qui interviewe l’État le soit autant que lui, c’est tout aussi grave. La France ne se sortira pas de l’épidémie sans une injection massive de vérité.

Le bon titre de l’article du Parisien devrait donc être: “Le couvre-feu n’est pas une réponse adaptée quand la préfecture a peur des voyous”.

Source: Le Parisien

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