Guerre contre Covid-19: non à “l’union nationale”

Photo / CNews / DR
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Comme toujours quand un gouvernement est pris pour cible dans la Cinquième République, Macron et Philippe, et d’innombrables politiciens de tous bords, en appellent à “l’union nationale”. Mais c’est un piège qui coûte des vies. Il faut en finir avec ce mythe.

“Union nationale”, comme toujours, signifie: “Soyez tous d’accord avec l’Élysée en attendant la fin de la crise”. On nous fait le coup à chaque gouvernement depuis l’ère Mitterrand. Comme il y a toujours une crise, la formule sert dans toutes les situations, financières, sociales, militaires, et maintenant sanitaires. Regardons de plus près l’application de cette tactique à la lutte contre le coronavirus.

L’union nationale, c’est, le 24 janvier, Agnès Buzyn qui nous demandant de ne surtout pas nous inquiéter, prenant des airs très scientifiques de grande experte, et déclarant que le risque de voir le coronavirus arriver en France est “pratiquement nul”. Depuis, on a appris que, ce jour-là, elle ment comme une arracheuse de dents à la nation. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est, le 4 mars, Macron annonçant la réquisition des masques de protection en faveur des hôpitaux. Au lieu d’appeler les entreprises françaises à s’organiser pour en produire en grandes quantités, il crée une pénurie totale qui expose toute la population, médecins de ville et laboratoires compris, à la contamination. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est, le 5 mars, Macron qui décide d’encadrer les prix des gels hydroalcooliques, ce qui paralyse la chaîne de production privée. En 24 heures, la pénurie est générale, comme pour les masques. Les Français sont alors privés des deux meilleurs moyens de se protéger contre la pandémie. Le piège se referme sur nous. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est, le 7 mars, Macron qui va au théâtre pour encourager les Français à ne pas avoir peur du coronavirus et à continuer de vivre comme avant. Ce faisant, il fait croire à la population que tout va bien se passer. Énorme faute. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est, le 12 mars, Macron qui fait son grand discours télévisé. Au lieu de sonner l’alerte une bonne fois pour toutes, il livre un speech politique, typiquement hollandien, fait d’assistanat et de promesses, sans grandeur, ni autorité, ni clarté. Résultat: dès le surlendemain, toute honte bue, Édouard Philippe accuse les Français d’être indisciplinés. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est Macron qui décide que les élections municipales auront lieu quoi qu’il arrive. Il prétend que c’est une décision prise en accord avec les meilleurs scientifiques. On sait aujourd’hui qu’il est en réalité guidé par des motivations purement politiques. Dans certains bureaux de vote, aucune précaution sanitaire n’est prise. Des Français sont contaminés à cette occasion. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est pendant toute cette période faite d’incompétence, de naïveté et de cynisme, Macron qui refuse de fermer les frontières. Alors que tous les pays européens, les uns après les autres, interdisent les entrées d’étrangers sur leurs sols, son idéologie européiste, utopique et mégalomane, l’empêche d’agir. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est Macron annonce qu’il va réunir un conseil d’experts. Comme toujours, il se cache derrière les autres pour éviter d’assumer les décisions autoritaires. Et, hier, il annonce la création d’un deuxième comité d’experts, au lieu d’admettre que le premier a lamentablement échoué. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est le Professeur Raoult qui claque la porte du conseil scientifique élyséen parce que le Président de la République a décidé que le mari d’Agnès Buzyn avait raison même lorsqu’il avait tort. Et tout le monde doit trouver ça bien.

L’union nationale, c’est la chloroquine réservée aux cas graves, pour des raisons auxquelles personne ne comprend rien. Et tout le monde doit trouver ça bien.

Et le contraire de l’union nationale, c’est quoi? La liberté individuelle et la responsabilité personnelle. Partout en France, des médecins et des citoyens décident de prendre le problème à bras-le-corps contre l’avis du pouvoir, et font confiance aux masques et à la chloroquine, plus qu’aux ministres et au progressisme. Ils le font sans demander l’avis de personne. Ce sont eux, les héros.

Nous n’appelons ni à la rébellion, ni à la révolte, ni à la révolution. Puisque nous en sommes où nous en sommes, le confinement est nécessaire, ne pas le respecter est criminel. Mais nous appelons à considérer avec une attention urgente les solution préconisées par le Professeur Raoult et la plupart des médecins de France. Quand Macron a raison, il a raison. Et quand il a tort, la France n’a plus le temps ni les moyens de l’écouter.

Macron a beaucoup trop souvent tort. Le peuple ne peut plus se payer le luxe de la pensée complexe.

 

 

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