Coronavirus: les médecins français sont encerclés par la mort

Image d'illustration Photo: Pixnio
Image d'illustration Photo: Pixnio

Les médecins français commencent à mourir du coronavirus. Et ceux qui restent ont peur. En plus d’être sous-équipés en hommes et en matériel, et stressés au maximum, nos soignants craignent pour leur propre vie et, par extension, pour celle de leurs proches.

Une situation décrite par Le Figaro.

“Médecins, infirmières, aides-soignantes, brancardiers… le personnel soignant redoutait ce moment mais le savait inéluctable. Il est arrivé samedi 22 mars et c’est l’un de ses enfants qui a partagé la mauvaise nouvelle sur Facebook : “Mon père, ce héros, médecin aux urgences de Compiègne, est parti trop vite à cause du coronavirus.”Le lendemain, le ministre de la santé, Olivier Véran, a confirmé le premier décès d’un soignant infecté par le nouveau coronavirus: “Je tiens à m’associer à la douleur et à la peine des soignants. Ils payent un très lourd tribut.””

“Ce premier “héros” tombé au front s’appelait Jean-Jacques Razafindranazy et avait 68 ans. Un hommage devait lui être rendu lundi 23 mars dans le hall de l’hôpital. Le docteur Razafindranazy était hospitalisé depuis près de trois semaines et avait été transféré au CHU de Lille. Son épouse, médecin de ville, est également contaminée. Confinée à son domicile, son état de santé n’est pas inquiétant.”

“Le médecin aurait pu prendre sa retraite mais avait tenu à rester à son poste, aux urgences, face à l’afflux de patients Covid-19, racontent ses collègues. “La garde de trop”, regrette son fils. L’hôpital de Compiègne, avec celui de Creil, a été l’un des premiers établissements de France confrontés à l’épidémie, dès la mi-février. Parmi les personnels soignants de l’Oise, l’inquiétude est montée d’un cran après l’annonce du décès.”

“C’est très préoccupant car ce collègue, à notre connaissance, ne présentait pas de problème de santé particulier avant d’être touché par le coronavirus », témoigne un délégué hospitalier de Compiègne qui requiert l’anonymat en raison du droit de réserve. “C’est un choc. Nous redoutions ce jour mais nous savions pertinemment qu’il allait arriver. Et ce n’est qu’un premier cas. Il y aura d’autres morts parmi les soignants.” D’autres personnels soignants de l’hôpital de Compiègne sont infectés mais leur état n’a, pour l’heure, pas nécessité d’hospitalisation. Ils sont confinés à leur domicile.”

“L’inquiétude, la tristesse mais aussi la colère. “Dès lundi, la colère va encore monter, en espérant que ça ne pète pas car il y a un immense ras-le-bol face au manque de masques et de tests, prévient le délégué syndical. Il faudrait des masques pour tout le monde et des tests pour tous les soignants et toutes les personnes hospitalisées.”

Espérons que le pic de la pandémie en France arrivera le plus vite possible, sans quoi l’état mental de nos médecins va se dégrader de plus en plus, et certains ne seront plus en état de nous sauver.

Source: Le Figaro

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici