Communication sur le Coronavirus: Macron fait n’importe quoi.

Emmanuel Macron Photo: Wikimedia Commons
Emmanuel Macron Photo: Wikimedia Commons

Lors de son élection à la présidence de la République, Macron passait pour un “petit génie de la com”. Que reste-t-il de cette réputation? Rien. Le coronavirus l’a pulvérisée.

Atlantico analyse les nouvelles stratégies de com de Macron. Morceaux choisis.

“Cette communication respire les hésitations, les contradictions, le bras peu assuré mais aussi du fait du retard pris à l’allumage la nécessité de s’adapter à l’épreuve de l’épidémie tout en tenant compte de la sensibilité nationale des “gaulois réfractaires”. Le chef de l’État ne parvient pas à se départir de son ton professoral d’une part, surjoué parfois dans le domaine empathique. Le Premier ministre, de son côté, s’efforce de développer un discours de proximité et de pédagogie comme si le ton se voulait moins “injonctif”, intériorisant le risque que fait encourir à la société la durée du confinement.”

“Les mots, énergiques, mobilisateurs, dramatiques, volontaristes, martiaux se dissolvent dans une réponse publique qui contraint beaucoup les français (limitation sans précédent des libertés publiques depuis 70 ans , coût économique) sans leur offrir le service consenti par ce sacrifice. Ce que révèle de manière criante ce drame sanitaire, c’est aussi l’humiliation d’un grand pays: le manque de masques, l’offre insuffisante de tests, les moyens déclinants de l’Hôpital public, etc. L’incantatoire (le discours guerrier) et le coercitif (suspension de la liberté de circulation et de réunion) sont dès lors des dépôts de la liquidation tant de l’État-providence que de l’État de droit. Nous vivons de ce point de vue un choc qu’aucune communication ne peut amortir.”

“La coquetterie “intellectualisante” est un peu à contre-emploi, voire hors-sol. Le Président veut sans doute insister sur la dimension tragique à laquelle est confronté son mandat. Cette relation à la profondeur vise à le graver dans le marbre d’une certaine forme d’héroïsme. Cette geste a quelque chose pourtant d’artificiel, de “dénaturalisé”. Le Président relance ici le mythe de l’”assistant de Ricœur”. Est-ce que cela parle au Français confiné? Pas sûr! La parole dominante aujourd’hui est celle des soignants. Ils ont pris pour le moment, parce qu’ils sont sur la ligne de front, le leadership dans la fabrication de l’opinion. Le désarmement auquel les pouvoirs publics les ont soumis ne favorise pas l’incubation de la confiance dans l’exécutif, a fortiori si la crise s’inscrit dans la durée. Pour le pouvoir, la course de vitesse contre le virus est une course de vitesse pour sa survie. S’en donne-t-il les moyens? Les heures et les jours qui viennent nous le diront.”

Macron avait l’air jeune, dynamique, brillant et excellent communiquant. Il passe désormais pour un vendeur de gloubiboulga, un bluffeur autoritaire, dont les gaffes ne créent plus seulement des faillites, mais des morts. Et tout le monde se demande quels lapins il va pouvoir encore sortir de son chapeau s’il veut terminer son quinquennat.

Le colossal couac provoqué par le Professeur Raoult risque d’enterrer vivante la Macronie.

Source: Atlantico

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