EXPLOSIF! “Le prochain embrasement sera fatal.” Un policier alerte FL24 sur le danger

Image d'illustration/DR
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Un policier travaillant en région parisienne a accepté de se confier à notre rédaction. Sans langue de bois, ni politiquement correct, il explique que l’épidémie de coronavirus pourrait faire exploser les banlieues.

Le message est que ça commence à se voir que la France est un pays du tiers-monde. Les Français commencent à s’en rendre compte pour ce qui est de leurs hôpitaux, mais ils n’ont pas idée du degré de nécrose de leur police.

À quel niveau?

Niveau Vincent Lambert. Notre hiérarchie est tétraplégique, aveugle et muette. Sa violence à l’égard des gilets jaunes est un râle d’agonie qu’il aurait mieux valu diriger contre les cités. En somme, le testament de la police envers les Français raisonnables se résume à “Fuyez, pauvres fous”.

Qu’est-ce qu’il faudrait pour changer ça? Pour que Vincent Lambert sorte de sa paralysie?

La fin de la politique du chiffre, pour commencer. C’est ce qui a tué la police. Ensuite, défoncer l’ordonnance de 45 sur les mineurs [NDLR : celle qui limite, voire annule leur responsabilité pénale]. Enfin, il faudrait que la justice fasse son boulot.

Pouvez-vous développer sur les mineurs?

Les mineurs sont intouchables. Ils le savent et en profitent un max. L’autre jour je suis tombé sur un Noir de 15 ans: 1m90, 90 kilos. Il faisait tapiner des mineures en fugue au Bois de Boulogne. Immunité, chat perché. L’ordonnance de 45 était adaptée pour les mineurs de 45, mais ceux d’aujourd’hui ne sont plus vraiment les mêmes.

Les parents n’ont absolument aucun contrôle sur eux. D’ailleurs les parents, c’est juste la mère. Les Blacks délinquants n’ont pas de père, comme c’est expliqué dans Le Déni des Cultures de Hugues Lagrange [NDLR, Seuil, 2010]. Ils ne comprennent que la force, et nous n’avons pas le droit de l’utiliser. La peur a changé de camp.

Dans la perspective de l’épidémie, comment cela va-t-il se passer selon vous et vos collègues?

Ce sera un scénario à la Obertone [NDLR: un journaliste qui envisage une guérilla urbaine en France]. Nos rangs sont décimés par le corona et la garde des enfants suite aux fermetures de crèches. S’il y a une bavure, on va se taper les émeutes de 2005 en puissance dix. Il y aura des bavures… et il n’y aura personne en face.

Pensez-vous que ça tiendra ? Je parle des moyens de l’État…

Non, c’est comme les hostos. Lisez le bouquin d’Obertone, [NDLR: Laurent Obertone, Guérilla, Ring, 2016] tout est dedans. Vous risquez de tomber de votre chaise. Après, je ne suis pas Madame Irma non plus. Je sais juste qu’on est sur le fil, et que le prochain embrasement sera fatal.

Et ces masques, ils vous disent de les enlever car ils n’en n’ont plus?

On ne nous en a donné aucun, du coup, ils sont considérés comme du matériel non-réglementaire et donc interdit. Si tu te blesses en service et que tu utilises du matos plus performant que la merde réglementaire (ce que tous les flics font), alors, la hiérarchie considérera qu’il ne s’agit pas d’une blessure en service, parce que tu n’utilises pas le matériel administratif. C’est un exemple parmi des centaines.

Donc la police n’est pas équipée de masque?

Eh non. Par contre, on va en filer 100 000 aux détenus.

Et vous ne devez pas vous en équiper, sinon c’est quoi la sanction?

L’éventail est large. Avertissement, petite sanction. Ça te pourrit déjà ton dossier perso. Blâme, moyenne sanction, ça t’empêche de prendre du grade. Mais surtout, on peut aussi ne rien te dire, puis te niquer sur la notation.

On est obligés d’enfreindre tellement de règles internes officielles pour pouvoir bosser, que de toute façon, s’ils ne te niquent pas sur ça, ils vont trouver autre chose.

Disons que s’ils ne t’enculent pas pour le masque, parce que ça ferait du bruit, alors ils te foutront un blâme parce que t’as osé passer la plaque de la bagnole d’occase que t’allais acheter au SIV pour être sûr qu’elle soit réglo (tous les flics le font). Et alors, hop! Manquement grave à la déontologie. La sournoiserie hiérarchique est sans limites, c’est même kafkaïen.

Comment réagissent les effectifs?

Mal. Ils ont peur alors ils obtempèrent et plient toujours. Ils ont autant peur des djihadistes que de la hiérarchie. Y’a que les CRS qui sont solidaires entre eux, parce qu’ils ont encore un esprit de groupe. Tout le reste, c’est mort.

Personne pour gueuler?

Eh non! Mais on n’en pense pas moins. Ça beugle grave sur les groupes whatsapp, mais ça va pas plus loin. Le jour où tu fais vraiment chier la hiérarchie, elle viendra te chercher des poux dans la tête. Un bon flic, c’est un flic qui est emmerdé par l’IGPN!

Dans l’immédiat qu’est ce qu’il faudrait pour que le confinement se passe bien?

Pour que le confinement se passe bien, j’en ai aucune idée. Ça ne peut pas bien se passer Pas dans les quartiers en tout cas. Même les bourges dans le 16e vont vite se lasser. On n’est qu’à J+1. Lisez le bouquin de Ploquin [NDLR: La peur a changé de camp, Albin Michel, 2018], je vous garantis que vous pouvez pas comprendre ce qui se passe vraiment sans l’avoir lu.

La dévolution de l’institution est dantesque. Au passage là, y’a plus un service qui tourne rond chez nous. Je devrais enquêter sur des affaires importantes et au lieu de ça, on m’envoie faire le guignol en mission confinement. De toute façon, le Parquet ne répond plus. L’institution tout entière est en mort cérébrale. Tous les services d’investigation sont au point mort.

Faut savoir un truc aussi, c’est que quand tu bosses, tu fais de l’ombre. Tu renvoies à beaucoup de collègues leur médiocrité. Et au final t’as plus d’ennemis dans les murs que dehors. La police n’est pas une grande famille, c’est un nid de vipères. C’est la triste réalité.

Source: FL24

8 Commentaires

  1. Chapeau collègue. Je vous plains sincèrement. Je suis entré à la PP en 1961, ensuite urbaine et en retraite depuis 1992. A cette époque, j’étais patron d’une formation motocycliste, il existait encore un esprit de corps, qui semble avoir disparu ??

  2. Bravo, pour ce témoignage. L’état est au courant mais il faut préserver la paix sociale dans les banlieues. Attendonst de voir comment va débuter le début du ramadan dans ces quartiers, ce sont eux qui imposent leur loi. Ils feront comme ils ont décidés, et la police ne pourra rien faire, autrement ça brûle et ça casse.

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