Nouvelle défection chez les macronistes: ce député démissionne carrément de l’Assemblée et du parti

Olivier Gaillard Photo: Wikimedia Commons
Olivier Gaillard Photo: Wikimedia Commons

Il préfère se présenter aux municipales dans une commune de moins de 2000 habitants plutôt que d’être un élu macroniste “de seconde zone”. Olivier Gaillard quittera l’Assemblée nationale au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve.

Le député du Gard a annoncé sa décision samedi 7 mars sur le site internet du journal Midi Libre. Non seulement, il abandonne son mandat à l’Assemblée nationale mais il quitte aussi La République en marche, regrettant de n’être qu'”un élu de seconde zone”.

Il n’y aura pas pour autant de nouvelles élections. Il sera remplacé au palais Bourbon par sa suppléante, Catherine Roux-Daufès, qui elle siégera bien dans le groupe macroniste, qui compte donc toujours 297 membres.

Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné“, a-t-il assuré.

La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années“, a-t-il déclaré.

Élu socialiste, puis macroniste depuis plus d’une décennie, Oliver Gaillard explique avoir découvert une fois à l’Assemblée un “fossé” entre “la réalité du terrain et la principauté de Paris”. “L’homme de territoire l’a emporté sur l’homme de parti. Il m’était inconcevable de maintenir un pied à l’intérieur de ce système politique qui ne me convient pas.

À l’occasion de la démission, il explose l’exécutif macroniste et l’administration. “Ce gouvernement est à l’image des précédents, il a une volonté d’agir et de réformer, mais il est confronté à une réalité plus compliquée que sont les hauts fonctionnaires et la centralité parisienne. Les fonctionnaires finissent par avoir plus de poids que les élus. Ce sont les hauts fonctionnaires qui décident et il faut déployer une énergie folle pour se faire entendre“.

Le député démissionnaire termine sa déclaration par un rappel de Jean-Pierre Chevènement qui “disait ‘Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne’. Une citation que l’on aimerait voir appliquer aux députés LREM sujets à certains états d’âme“.

Source: AFP/Midi Libre/Facebook

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