Immigration et fraude sociale: 30 milliards d’euros ont-ils disparu?

Image d'illustration/Pixabay
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La Justice française a beau aller de plus en plus mal, elle compte encore des magistrats déterminés à faire toute la lumière sur certains crimes impunis, et certains scandales d’État jamais révélés. Charles Prats, du Tribunal de Grande Instance de Paris, est un des ceux-là: il a décidé de rendre prioritaire le dossier de la fraude sociale, où de faux pauvres vivent sur le dos de l’État de manière illégitime, et plongent dans la misère les contribuables. 

Le Figaro nous décrit dans le détail les découvertes faites par Charles Prats, et qu’il a soumises, cette semaine, à une commission d’enquête parlementaire.

“Dans les pages du Journal Officiel de la République Française, l’administration concernée disait recenser 12 392 865 personnes nées à l’étranger “disposant d’un droit ouvert à recevoir au moins une prestation sociale”. Et c’est sur la base de ce nouveau groupe d’assurés que Charles Prats relève une première incohérence: selon l’Insee, il existe 8,2 millions de personnes, immigrées ou non, nées à l’étranger en France. Pourquoi un tel écart?”

“En retranchant les retraités vivant à l’étranger (1,1 million) et les régimes spécifiques à la Polynésie et à la Nouvelle-Calédonie, le magistrat aboutit au chiffre de 2,4 millions de personnes nées à l’étranger actives en surnombre dans le système de la Sécurité sociale française. C’est en se basant sur une dépense moyenne nationale de 11 800 euros par NIR que le magistrat déclare que la fraude potentielle pourrait atteindre “30 milliards d’euros par an”.”

“Dans le détail, d’autres incohérences surgissent, qui font douter le magistrat: sur les plus de 12 millions d’assurés nés à l’étranger selon le ministère, 86% auraient un droit ouvert aux prestations maladie, 43% seraient en situation de recevoir des prestations familiales et 33% auraient des droits à la retraite.”

“En confrontant ces pourcentages aux statistiques sur les bénéficiaires d’aides sociales en France, cela ferait par exemple 42% des bénéficiaires d’allocations familiales qui seraient nés à l’étranger, ou encore un cinquième des retraités en France qui seraient nés à l’étranger… Des chiffres incohérents, selon le magistrat, sauf à imaginer des comptes de sécu surnuméraires, support d’une fraude de grande échelle.”

Ce que tout le monde pressentait est donc une piste fiable: la fraude sociale et l’immigration sont profondément liées, et sur une échelle qui met en danger les comptes de la nation. Puisse ce courageux magistrat aller au bout de sa démarche, jusqu’à ce que les réseaux organisateurs de cette fraude soient détectés, poursuivis et mis hors d’état de nuire.

Source: Le Figaro

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