L’UE veut imposer ses conditions au Royaume-Uni, qui menace de quitter les négociations

Boris Johnson/DR
Boris Johnson/DR

Ce jeudi, le Royaume-Uni a menacé de se retirer dès juin des négociations commerciales avec l’Union européenne si celle-ci s’entête à vouloir l’obliger à garder les mêmes contraintes que lorsqu’il faisait partie de l’union. En effet, quel intérêt d’en sortir si c’est pour faire exactement la même chose?

Dans le mandat de négociation adopté par Boris Johnson en début de semaine, et présenté jeudi au Parlement de Westminster, le gouvernement dit “espérer” que “les grandes lignes d’un accord” soient établies d’ici juin pour un accord définitif en septembre.

“Si ce n’est pas le cas […] le gouvernement devra décider si l’attention du Royaume-Uni doit s’éloigner des négociations et se concentrer sur la poursuite des préparatifs” pour une sortie de l’Union sans accord au 31 décembre.

“Notre vision est celle d’une relation basée sur une coopération amicale entre des souverains égaux. Avec deux parties respectant l’autonomie juridique de l’autre. Le gouvernement ne négociera aucun arrangement dans lequel le Royaume-Uni n’aurait pas le contrôle de ses propres lois et de sa vie politique”, avertit le gouvernement britannique.

Notre voisin d’Outre-Manche refuse de s’aligner sur les normes de production du marché unique, car il est désormais libre de fixer ses propres règles et ne plus rester prisonnier du carcan européen.

“Nous voulons le meilleur accord commercial possible avec l’Union européenne, mais nous ne vendrons pas notre souveraineté pour cela” a prévenu Michael Gove, le chef de cabinet du Premier ministre devant le Parlement.

Londres qui souhaite conclure rapidement un accord de libre-échange similaire à celui avec le Canada se heurte au mur imperméable de Bruxelles, qui veut empêcher à tout prix que le Royaume-Uni devienne autre chose que l’enfer fiscal et social européen.

Si aucun accord n’est trouvé, les produits britanniques seront frappés de droits de douane et les produits de l’UE taxés de la même façon en retour par le Royaume-Uni. Et c’est encore le consommateur qui payera ainsi l’entêtement de Bruxelles.

Source: Les Echos

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