La crypte sous le parvis de Notre-Dame rouvre au public. Le professionnels veulent une reconstruction à l’identique

Notre-Dame de Paris/Wikimedia Commons
Notre-Dame de Paris/Wikimedia Commons

La crypte archéologique, musée situé sous le parvis de Notre-Dame, devrait être rouvert au public fin mars, selon la mairie de Paris, à la condition que le site soit dépollué.

Si tout se passe bien, on attend une ouverture du parvis, sans doute que partielle, au cours du premier semestre. Il faudra d’abord poser la résine et avoir des tests de validation“, a précisé le Premier adjoint Emmanuel Grégoire. Ce nouveau nettoyage doit retirer les dernières particules de plomb.

L’avenir du parvis “doit faire l’objet d’une réflexion extrêmement large avec les habitants, les Parisiens“, a déclaré le représentant de la Mairie. L’actuelle maire Anne Hidalgo, si elle est reconduite à l’issue des municipales, a le projet du “lancement d’une consultation sur les abords“.

Frédéric Létoffé, coprésident du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH) a insisté sur l’installation prévue sur le parvis d’un “village des métiers“, pour “donner envie aux jeunes” d’y travailler.

Garder la fibre manuelle. La perfection de la main, c’est ce qui fait vibrer un monument“, a-t-il plaidé.

Sur la restauration ou non à l’identique, Frédéric Letoffé, qui est tailleur de pierre de profession, a livré la réponse sans ambiguïté du GMH: “Nous revendiquons une reconstruction à l’identique. Il y avait une charpente en bois, on a toutes les données, on est en capacité de la refaire à l’identique avec les mêmes matériaux du bois, de la pierre, du plomb“.

La flèche a en outre été “créée par Viollet-Le-Duc est classée, protégée. On ne peut pas aller au delà de ça“.

Le gothique du XIIIe siècle a laissé une architecture d’équilibre” grâce à laquelle Notre-Dame “s’est bien comportée dans l’incendie“. “Avec une charpente avec des poids différents, vous allez modifier l’équilibre“, a-t-il averti.

Pour le délai de cinq ans fixé pour la réouverture par le président Emmanuel Macron, il s’est montré réservé: “on n’a pas les diagnostics, les maçonneries, on ne sait pas dans quel état elles sont“. “Dans cinq ans, peut-être qu’on arrivera à rouvrir Notre-Dame. Mais est-ce que ce sera terminé, ce sera difficile à dire“, a estimé le tailleur de pierre.

Source: AFP/Mairie de Paris/Le Parisien

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