Qui est vraiment le nouveau Ministre de la Santé de la Macronie?

Photo / Wikipédia
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Au sujet du personnel hospitalier, ce matin, le nouveau Ministre de la Santé a déclaré vouloir “tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal-être qu’ils nous disent depuis un certain nombre d’années désormais”. On reconnaît immédiatement la langue de bois de la Macronie: on place le mot “sens” dans chaque phrase, et on annonce qu’on va interviewer les mécontents. Le Président de la République aurait pu dire exactement la même chose: de phrases incompréhensibles en débats truqués, c’est ainsi qu’il dirige la France depuis deux ans et demi.

Mais qui est vraiment le remplaçant d’Agnès Buzyn?

Neurologue de formation, il est marié à une gynécologue. On pourrait se dire: “Un couple de médecins, c’est parfait, nous avons besoins d’experts”. Mais attendez la suite. Cet élève de Sciences-Po, véritable usine à bureaucrates bavards et inutiles, a un CV de politicien au service de Macron beaucoup plus que de médecin au service du public.

Il commence son parcours bureaucratique comme suppléant d’une députée PS, laquelle quitte son poste pour raisons de santé. Il devient donc député à sa place, sans passer par la case électorale. Coup de chance qui change sa vie.

Il est ensuite nommé porte-parole du Président de Région socialiste Jean-Jacques Queyranne, puis élu Conseiller Général en Auverge-Rhône-Alpes. Le petit Olivier est prêt pour se rapprocher du pouvoir.

Dès que Macron crée son propre parti, Véran trahit le PS et devient président-fondateur du groupe LREM au sein de l’Assemblée régionale. Et là, pour le jeune neurologue, trop ambitieux pour rester simplement neurologue, la grande aventure de la politique politicienne commence.

Il soutient la candidature de Macron à la présidentielle et devient son “référent santé”. S’ensuit une liste interminable de postes, de nominations et d’honneurs: rapporteur général de la Commission des Affaires Sociales, président du groupe de travail sur la “stratégie pauvreté” du Gouvernement, rapporteur du projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales, rapporteur du projet de loi sur le financement de la Sécurité Sociale, en charge du “volet organique” de la réformes des retraites, sans compter les missions particulières que lui ont confiés les gouvernements successifs, il fait passer toutes sortes de lois, comme tous les agités de la Macronie. Par exemple, il est l’inventeur de la tristement célèbre “taxe soda”, qui appauvrit le contribuable en feignant de faire maigrir les obèses.

Il est également, entre autres aberrations, favorable à l’installation de “salles de shoot” dans Paris, et à l’ouverture du droit de vote aux étrangers dans les élections sociales.

Voilà donc l’homme que l’on nous présente sous l’étiquette “neurologue”, comme si la noblesse de ce métier allait ruisseler sur notre santé quotidienne, et comme s’il était possible de passer sa vie dans les couloirs du pouvoir tout en s’occupant des malades. En réalité, c’est un pur politicien de gauche réfugié dans les jupes de Macron et qui, à force de faire autre chose que de la neurologie, a fini ministre, sans jamais faire la moindre déclaration digne d’intérêt, ni prendre une décision vraiment mémorable.

Bref: Véran est un authentique bureaucrate à la française, affairé, encombrant et glouton. Il va, à n’en pas douter, nous donner des migraines qui, peut-être, nous feront regretter Agnès Buzyn. C’est toujours comme ça, au Macronistan: le pire est toujours devant, et on en vient presque à regretter les nuls d’avant.

Source: Wikipédia

 

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