Islamisation: pourquoi Macron ne parle plus que de “séparatisme”

Photo/Wikimedia Commons
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Macron déteste parler d’immigration et d’islamisation. Ce sont deux sujets trop lourds, trop sombres, trop concrets pour sa pensée complexe. Il préfère utiliser des termes abstraits, creux, auxquels il peut faire dire n’importe quoi. Pendant un temps, il a parlé de “communautarisme”, sans que personne ne comprenne quel sens il donnait à ce mot.

Ce matin, en visite à Mulhouse, et depuis plusieurs jours, il ne parle plus que de “séparatisme”. Pourquoi?

Parce que le mot “séparatisme”, brandi comme un ennemi juré, permet à Macron de remettre sur le devant de la scène son obsession, tellement progressiste et bobo, du métissage, du mélange de toutes les origines, de l’abolition des frontières, de la dilution de la vieille identité française dans une nouvelle identité arc-en-ciel et polyglotte.

Prétendre lutter contre le séparatisme permet à Macron de condamner les Français au vivre-ensemble. Les musulmans d’abord, puisqu’ils sont les premiers visés (mais pas trop, pour ne pas les énerver). Et les autres aussi, surtout, ceux que les médias, les politiciens, les associations et les juges de la République appellent “les islamophobes”, “les racistes”, “les haineux” ou “les fascistes”. Interdire le séparatisme, c’est faire rentrer la droite dans le rang de la gauche.

En clair: parler de “lutte contre le séparatisme” permet de taper sur les islamistes et, en même temps, sur ceux qui veulent mettre fin à l’islamisation du pays. Cela permet d’être à la fois de droite et de gauche. De draguer, en faisant d’une pierre deux coups, les patriotes et les francophobes. Donc, de faire reculer l’islam d’un centimètre et l’identité nationale de dix kilomètres.

Car ne nous y trompons pas. Ce n’est pas en parlant de “séparatisme” que l’on combat des organisations aussi puissantes et aussi rusées que les Frères Musulmans et leurs antennes françaises, le CCIF, l’UOIF ou le CFCM.

En réalité, les islamistes les plus intelligents, donc les plus dangereux, ne veulent pas se séparer de la France: ils veulent se l’attribuer. Leur nouveau slogan est “Ici, c’est chez nous!” Lutter contre le séparatisme, c’est donc leur répondre: “Bien sûr que c’est chez vous! Autant que chez nous!” Ce n’est pas du tout un langage susceptible de les calmer.

Bref, Macron prend des airs autoritaires, mais c’est contre les patriotes que va se tourner sa colère. Il veut nous faire croire qu’il éloigne de nous la guerre civile. En réalité, il prépare notre reddition.

“Si vous voulez qu’une boîte à chaussures bouge toute seule, enfermez deux chats à l’intérieur”, disait Coco Chanel. Macron enferme les Français fiers de la France et leurs ennemis dans une boîte à chaussures: l’anti-séparatisme. Ça va bouger, oui, mais pas dans le bon sens.

 

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