Facebook doit s’adapter à l’Union européenne et non l’inverse, disent les eurocrates

Image d'illustration Photo: Fotolia
Image d'illustration Photo: Fotolia

Facebook doit s’adapter à l’Union européenne et non l’inverse, a déclaré lundi le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, jugeant les efforts déployés par le géant américain encore insuffisants pour répondre aux préoccupations européennes.

Ce n’est pas à nous de nous adapter à cette entreprise, c’est à cette entreprise de s’adapter à nous”, a déclaré l’ancien ministre français de l’Economie à la presse à l’issue d’une rencontre avec le patron de Facebook Mark Zuckerberg à Bruxelles.

Les mesures prises à ce stade par le plus grand réseau social mondial ne suffisent pas, a-t-il ajouté, précisant que la Commission européenne déciderait d’ici la fin de l’année de réglementer ou non les plateformes internet.

A l’issue de la rencontre, Mark Zuckerberg, qui dans une tribune publiée lundi avait estimé que les géants du numérique avaient besoin de plus de régulation, a indiqué pour sa part avoir eu une bonne discussion avec Thierry Breton.

Les géants du numérique sont dans le collimateur de la Commission européenne qui s’inquiète de leur domination écrasante sur le commerce en ligne, de la protection des données personnelles ou encore de leur emprise sur le marché publicitaire.

Tournant le dos à sa politique du laissez-faire qui fut sa marque dans les années 2000, plus par le manque de compétance dans le domaine que par la conviction, Bruxelles envisage depuis peu de renforcer sa réglementation et doit détailler mercdredi sa nouvelle stratégie du bloc en matière de données et d’intelligence artificielle.

En plus de règles commérciales, Bruxelles songent aussi d’intruduire une forme de censure idéologique. En février, la vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova avait exprimé le souhait de sévir contre les réseaux sociaux véhiculant des “messages de haine” et évoqué la possibilité de rendre les plateformes responsables du contenu mis en ligne.

Facebook ne peut pas rejeter toute responsabilité”, a-t-elle renchéri lundi dans un communiqué. “Facebook et M. Zuckerberg doivent se poser une question et y répondre : qui veulent-ils être en tant qu’entreprise et quelles valeurs veulent-ils promouvoir?

Source: Reuters

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici