Surtout pas Sanders! L’élection de “Bernie” serait un cataclysme

Poing levé pour le candidat démocrate Photo: Twitter
Poing levé pour le candidat démocrate Photo: Twitter

Né en 1941 à New York, sénateur de l’état du Vermont, star de la gauche américaine, Bernie Sanders pourrait bien se retrouver en finale, face à Donald Trump, en novembre prochain. Très bien placé dans les primaires du Parti Démocrate, charismatique, combatif, ne doutant jamais de lui-même, il sera un adversaire coriace, sans pitié. Mais quelles conséquences aurait son élection à la présidence de la première puissance économique et militaire au monde? 

FL24 analyse pour vous la perspective de l’arrivée de “Bernie” à la Maison Blanche.

Traditionnellement, la gauche américaine est une gauche “sociétale”: plus intéressée par les questions d’égalité, de droits, de mœurs, que par les problèmes économiques. Mais, même si elle est beaucoup moins libérale que Reagan ou Trump, c’est une gauche beaucoup plus consciente des besoins de l’économie réelle que l’immense majorité des politiciens français, y compris de droite. Comme le disait un analyste il y a quelques années, “Économiquement, Obama se situe à droite de Sarkozy”. Car, aux États-Unis, la compétence économique arrive en tête des critères de choix de la majorité des électeurs: le Parti Démocrate prend garde à ne jamais sortir complètement de la logique capitaliste, seule capable de promettre la prospérité chérie des Américains.

Bernie Sanders rompt avec cette logique “à gauche sur les idées, à droite sur l’économie” du Parti Démocrate. Il incarne une nouveauté en territoire américain: le socialisme. Si les États-Unis ont toujours eu des intellectuels marxistes et des groupuscules gauchistes, le socialisme n’a jamais réussi à opérer une percée importante dans l’électorat. Bernie Sanders est le premier à afficher des idées économiques que ne renierait pas Mitterrand, voire Mélenchon.

Sanders affiche la couleur: il veut une “révolution”. Et, en effet, s’il est élu, les Américains changeront d’un coup d’univers politique. Ils passeront d’un Trump menant une politique libérale admirablement efficace (moins de taxes, moins d’impôts, moins de lois, ce qui a pour conséquence beaucoup moins de chômage) à un Sanders obsédé par la gratuité, les services publics, la taxation. Pour l’économie, ce serait un “choc thermique” catastrophique.

Que veut Sanders? Une sécurité sociale à la française. Un système universitaire à la française. Un système fiscal à la française. Des droits sociaux à la française. Une immigration ouverte à la française. Nous sommes le pays le plus socialiste du monde occidental, et Sanders veut que l’Amérique nous ressemble. Il veut que l’État prenne en charge le peuple, l’assiste, le dorlote. Cela a un prix: la liberté économique. Sanders veut la peau de cette liberté, sur laquelle est pourtant fondée la puissance américaine.

Alors, s’il est élu, on connaît déjà la suite. Baisse de l’activité et de l’innovation. Croissance au ralenti. Retour en force de chômage. Affaiblissement du sens de la responsabilité. Remplacement de la dynamique individuelle par le parasitisme généralisé. Voilà pour l’économie. Et bien sûr, cerise sur le gâteau, les délires sociétaux inévitables dans le socialisme: effondrement de la morale traditionnelle, destruction des cerveaux par le politiquement correct, “antifascisme” et “antiracisme” au pouvoir, minorités monopolisant les débats. Une Amérique qui serait matériellement et intellectuellement dévastée en peu de temps, car il est beaucoup plus facile de détruire un pays que de le reconstruire.

Et cette Amérique en berne déséquilibrerait le monde entier. Sur les cinq continents, ce que décide Washington constitue un repère. Si le capitalisme américain s’effondrait, le commerce mondial vacillerait sur ses bases, jusque dans nos boutiques. Le dynamisme économique planétaire serait en danger comme rarement depuis un siècle.

Pour finir, le pire est à craindre d’un point de vue géopolitique. Car Sanders n’a ni les talents de Trump dans la négociation, ni sa fermeté dans l’adversité, ni son intelligence dans la gestion des tensions. C’est un idéologue, un utopiste, et un personnage borné, colérique, obsessionnel. Élu président, Sanders débarquerait sur la scène mondiale en vrai socialiste: avec des idéaux inapplicables, des slogans débiles et des projets aberrants. Les ennemis de la démocratie se frotteraient les mains. Une Amérique affaiblie serait une excellente nouvelle pour les dictatures islamistes et communistes.

Résumons: il ne faut surtout pas que Bernie Sanders prenne possession du bureau ovale. Car le socialisme prendrait possession de l’âme américaine. Le ver affamé entrerait dans le fruit. Pour la première fois dans l’histoire de ce pays, le mal qui a ravagé l’Europe au XXème siècle, et qui ravage toujours la France aujourd’hui, prendrait les commandes d’une nation qui y a superbement résisté. Et il faudrait peut-être, alors, faire le deuil de la supériorité occidentale. Une perspective qui ravit les zombies.

Chère Amérique, ne deviens pas une nouvelle France! Une seule suffit! Regarde notre désespoir sous les coups du progressisme macronien. Ne mange pas de notre pain empoisonné.

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