Pourquoi de plus en plus de Français vivent-ils dans des déserts médicaux?

Image d'illustration Photo: Pixnio
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Selon une étude de la Drees publiée ce vendredi, le nombre de personnes vivant dans un territoire sous-doté en médecins généralistes est passé de 2,5 millions en 2015 à 3,8 millions en 2018, la conséquence notamment de nombreux départs à la retraite.

“La part de la population française” vivant dans une zone sous-dense (c’est-à-dire ayant accès à moins de 2,5 consultations par an et par habitant), augmente de plus en plus et est passé “en quatre ans, de 3,8% à 5,7%”. L’étude explique ce déficit de médecins par les effets pervers de la réglementation étatique.

“La diminution globale du nombre de médecins en activité sous l’effet de nombreux départs à la retraite, que les nouvelles installations ne compensent pas”, en raison “de l’effet prolongé des numerus clausus ayant limité le nombre de praticiens formés au cours des dernières décennies.

“À l’échelle régionale, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe” sont les plus touchées par la sous-densité médicale, mais c’est l’Île-de-France qui concentre le plus grand nombre de personnes vivant en zone sous-dense, soit 1,8 million, contre 318 000 en Centre-Val-de-Loire.

Une désertion de ces territoires qui s’explique également par les propriétés de ces derniers: leur éloignement géographique, la violence qui s’exerce en banlieue, mais aussi le fait que peu de jeunes médecins aient envie de partir vivre à la campagne.

Source: AFP

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