Enfin un peu de justice! L’agriculteur de la Marne qui a défendu son bien remis en liberté

Image d'illustration/Flickr
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Jean-Louis Leroux, l’agriculteur d’Ambrières dans la Marne qui avait blessé d’un coup de fusil un jeune voyou qui volait, en compagnie de plusieurs complices, du carburant dans son exploitation le 1er février dernier, a été remis en liberté hier après une décision de la chambre de l’instruction du tribunal de Reims. L’homme qui a toujours nié avoir touché volontairement le jeune homme, a été placé sous contrôle judiciaire. Le voleur est toujours dans le coma.

La chambre de l’instruction du tribunal de Reims a ordonné hier la remise en liberté de Jean-Louis Leroux, cet agriculteur d’Ambrières dans la Marne qui avait du faire feu le 1er février dernier pour défendre son bien.

Cette nuit-là, l’éleveur de 46 ans avait été réveillé par l’alarme anti-intrusion de son exploitation et s’était rendu sur place avec son frère après avoir prévenu les gendarmes. L’homme avait été victime de plus de trente vols ou dégradations ces derniers mois.

Les deux hommes qui s’étaient armés de fusil de chasse étaient tombés sur plusieurs individus entrain de voler du carburant. Jean-Louis Leroux avait alors d’abord fait feu en l’air puis, se sentant menacé, avait tiré à hauteur d’homme.

Un des voleurs, âgé de 19 ans et membre de la communauté des gens du voyage avait été très grièvement blessé à l’abdomen par des plombs de chasse et est depuis hospitalisé dans le coma à l’hôpital de Reims.

L’agriculteur avait alors été placé en garde à vue puis mis en examen pour tentative d’homicide volontaire et placé en détention provisoire, suscitant l’ire de sa profession, durement touchée par les prédations récurrentes commises par certaines communautés.

Son avocat avait déposé une demande de remise en liberté qui a été examinée hier par la chambre de l’instruction du tribunal de Reims. Les débats se sont déroulés sous la pression de plus de 600 agriculteurs en colère qui manifestaient devant la cour d’appel.

Malgré les réquisitions du procureur et bien que la légitime défense n’est pour l’instant pas été retenue, l’agriculteur a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et résidera dorénavant chez sa sœur à 80 km d’Ambrières.

L’éleveur doit en outre pointer deux fois par semaine à la gendarmerie. Il n’a pas le droit d’entrer en contact avec les autres protagonistes de l’affaire ni de se rendre dans le département de la Marne.

On ne peut que se réjouir de cette décision de justice qui redonne un peu confiance dans la justice de ce pays trop souvent implacable et zélée avec les honnêtes citoyens qui, plongés dans des circonstances extrêmes et non provoquées, se voient dans l’obligation de se protéger eux-même face à des délinquants toujours plus déterminés et violents.

Source: France Bleu/ AFP/ France 3 Grand Est

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