Complètement fou! Pourquoi ce député veut-il taxer les utilisateurs des réseaux sociaux?

Shérif de Nottingham percevant les taxes/Capture d'écran
Shérif de Nottingham percevant l'impôt/Capture d'écran

Des taxes, des taxes, toujours et encore des taxes, sous n’importe quel prétexte. Cette fois, le député apparenté Modem, Laurent Garcia, veut imposer une taxe sur chaque connexion à un réseau social pour subventionner l’audiovisuel public moribond, déjà payé par les Français.

Les Français se détournent de plus en plus de la télévision, préférant la liberté que procure l’offre sur Internet et dont FL24 est un des modestes exemples.

“À la faveur de la généralisation de l’usage des nouveaux écrans, le taux d’équipement en téléviseurs des foyers français ne cesse de diminuer”, explique Laurent Garcia à BFMTV, avant de reconnaître que “certains concitoyens demandent une suppression de la CAP (taxe de contribution à l’audiovisuel public), car ils considèrent que les programmes proposés ne sont pas à la hauteur des attentes des téléspectateurs, notamment dans le domaine culturel, malgré la diversité et le nombre de chaînes”.

Et c’est bien le problème: force est de constater, que la télé publique, étant en manque de capacité, les Français vont donc chercher le contenu qui les intéresse ailleurs. Et c’est ce qui déplaît au député qui veut taxer les réseaux sociaux en prétextant que ces derniers relayent des passages d’émissions télévisées.

Il s’agit là d’un sophisme économique bien connu, dénoncé par Frédéric Bastiat il y a déjà plusieurs siècles. Cela consiste à taxer l’innovation, pour subventionner l’obsolescence. C’est comme taxer les voitures à moteur pour financer les diligences. Taxer l’électricité pour subventionner les fabricants de bougies. On fait difficilement plus obscurantiste que cela.

Mais, à travers cette taxe, que le député prétend “minime sur chaque connexion à un réseau social”, cela sera surtout un moyen “d’identifier les usagers” encore protégés par l’anonymat, et ainsi faciliter le contrôle déjà croissant de l’État quant à l’expression sur les réseaux sociaux.

C’est le coup double: il vous prend de l’argent pour un service qu’il ne rend pas, mais en plus il se paye avec cette taxe pour vous espionner et vous empêcher de dire ce qui lui déplaît. Taxer: c’est contrôler.
Notre argent: c’est notre liberté.
Le laisser prendre l’un, c’est le laisser prendre l’autre.

Source: L’Express

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