L’armée malienne reprend la possession du Nord du pays après avoir chassé les djihadistes

Soldats de l'opération Barkhane/Wikimedia Commons
Soldats de l'opération Barkhane/Wikimedia Commons

Plus de 200 soldats maliens ont réinvesti la ville de Kidal, dans le nord du pays, jeudi, dans le cadre du premier déploiement permanent de l’armée dans cette ville depuis qu’elle a été chassée par les rebelles séparatistes touaregs en 2014.

Des photos partagées par la mission de maintien de la paix de l’ONU ont montré le gouverneur de l’Etat Sidi Mohamed Ag Ichrach accueillant le convoi de l’armée à Kidal, l’épicentre de rébellions répétées par des Touaregs semi-nomades.

Il s’agit d’une victoire symbolique du gouvernement pour restaurer l’autorité de l’État dans le nord du Mali afin de mettre en œuvre un accord de paix avec les rebelles de 2015 qui prévoit une plus grande autonomie locale en échange du retour des forces de l’État.

Un détachement de 240 soldats – provenant des rangs de l’armée, d’anciens rebelles séparatistes et de miliciens pro-gouvernementaux, un tiers chacun – s’est mis en route par la route depuis la ville de Gao, dans le nord du pays, lundi.

Des soldats de la paix et des hélicoptères de la mission des Nations Unies au Mali ont été déployés pour accompagner le convoi, tandis que le ministre des affaires étrangères a tweeté lundi que “tout le Mali retient son souffle”.

La dernière insurrection touarègue, en 2012, a conduit à la prise de contrôle de tout le nord du désert malien par les rebelles et les combattants islamistes, avant que les forces françaises n’interviennent l’année suivante pour en chasser les djihadistes.

Mais de larges portions du nord du désert sont restées hors du contrôle du gouvernement. Les forces maliennes ont été forcées de fuir Kidal en 2014 après que des combats armés aient éclaté lors d’une visite du premier ministre, tuant 50 soldats.

Les querelles entre les parties ont ralenti la mise en œuvre de l’accord de 2015. Le bouleversement politique a compliqué les efforts soutenus par l’Occident pour combattre les djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui ont intensifié leurs attaques au Mali et dans les pays voisins.

Source: Reuters

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