Payer pour avoir son argent. Pourquoi retirer ses billets au distributeur va-t-il nous coûter plus cher?

Image d'illustration Photo: Pxhere
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La commission interbancaire de retrait (CIR) qui est versée par la banque du propriétaire de carte à celle qui gère le distributeur où le retrait a lieu, est passée le 1er janvier de 57 centimes à 89 centimes d’euros sur chaque opération. Soit une hausse explosive de 56%!

Selon Les Échos, les banques réunies au sein du Groupement des Cartes Bancaires (GIE CB) ont obtenu fin 2019 le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour augmenter le prix de la commission qu’elles se prélèvent mutuellement sur chaque retrait. Une bonne nouvelle pour elles qui vont ainsi écarter la concurrence, avec l’aide de l’État.

Ces banques main dans la main avec le pouvoir demandaient depuis des mois cette augmentation pour torpiller la concurrence des nouvelles banques en lignes, ces nouvelles banques qui ne disposent pas de leur propre réseau.

Les acteurs comme Revolut ou N26 ou Orange Bank, qui comptent plusieurs centaines de milliers de clients en France, sont les nouvelles cibles à abattre pour ces vieilles banques qui usent de moyens déloyaux pour éliminer la concurrence qui les oblige à réduire leurs marges.

À la fin, c’est toujours le consommateur qui paye l’addition, autrement dit tout le monde. Cette hausse devra fatalement être répercutée sur les frais bancaires des clients, pour ajuster la marge de la banque à ce coût supplémentaire. Mais il semble que les banques “historiques” ne voudront pas le répercuter pour concurrencer les néo-banques.

Avec leur modèle basé sur la gratuité et leur absence de réseau de DAB, ces banques seront contraintes de la répercuter à leurs clients et ainsi de devenir moins compétitives, c’est l’inverse de la concurrence.

Si le voisin court plus vite, au lieu de redoubler d’efforts pour le rejoindre, c’est plus confortable de lui mettre un plus gros boulet au pied, à l’arrivée tout le monde avance au ralenti, voire meurt d’épuisement.

Ainsi avec moins de banques pour se faire concurrence, les prix augmentent pour tous les consommateurs. À chaque augmentation d’une taxe, ou causée par une réglementation, c’est toujours in fine les mêmes qui payent, les banques elles ne payent jamais, c’est elles qui font payer.

Source: Les Echos

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