Non, rien de rien! Le pédophile Matzneff ne regrette rien

Photo/LeNouveauCenacle DR
Photo/LeNouveauCenacle DR

Traqué par les médias, pris pour cible par la justice, abandonné par ses anciens soutiens, Gabriel Matzneff, pédophile-star des années 70-80 s’est enfui en Italie. Là-bas, vivant à l’hôtel au bord de la mer, il déprime et envoie des messages à la France, sous forme de rares interviews mélancoliques. Le New York Times l’a rencontré.

Une phrase doit particulièrement retenir l’attention. Il y parle de ses accusateurs.

“Qui sont-ils, pour juger leurs semblables? Et eux, comment ils couchent? Qu’est-ce qu’ils font au lit et avec qui ils couchent? Et leurs désirs secrets et refoulés?”

Ici, Matzneff imite le Pape François, qui déclarait au sujet des homosexuels: “Qui suis-je, pour juger?”, question inspirée d’une parole du Christ: “Vous serez jugés comme vous jugez”. Sauf que Matzneff détourne cet héritage moral chrétien à son profit et s’en sert comme d’un bouclier contre les critiques. On a envie de lui répondre: “Qui es-tu, pour soupçonner des mêmes horreurs que toi ceux qui te jugent?”

Qu’écrivait donc Matzneff, à l’époque de sa starification? “Il m’arrive d’avoir jusqu’à quatre gamins, âgés de 8 à 14 ans, dans mon lit en même temps, et de me livrer avec eux aux ébats les plus exquis.” Quand on partouze avec des enfants, il faut s’attendre à voir revenir un jour, lancé à pleine vitesse et tranchant comme une lame, le boomerang du karma.

La faute de Matzneff est double. Il a été un prédateur pédophile de compétition, mais aussi, et surtout, il s’en est vanté, il en a fait un titre de gloire, un genre littéraire et un business. Que d’autres, dans son milieu littéraire, libertin et affreusement snob, l’aient incompréhensiblement admiré pour ses exploits de pervers exhibant ses frasques, ne l’innocente pas, même si leur manière de lui tourner le dos aujourd’hui avec des airs horrifiés, après l’avoir applaudi à tout rompre, est pitoyablement hypocrite et lâche.

Le New York Times précise: “Il n’exprime aucun remords vis-à-vis de ses agissements et ne renie aucun de ses écrits.”

Matzneff aurait-il eu du succès s’il s’était contenté de raconter des histoires pudiques? Rien n’est moins sûr. Il avoue au New York Times qu’il n’arrive plus à écrire: “Je suis trop malheureux.” Quand la fête décadente est terminée, quand le temps de la manipulation mentale et de la sodomie systématique s’achève, le poète officiel de la pédophilie élitiste perd toute inspiration. On est tenté de se demander: était-il vraiment écrivain?

Les derniers feux de l’âme torturée et tortionnaire de Matzneff s’éteignent. Sur la plage, seul, sans jeunes filles à tromper, sans petits garçons à salir, coquillage vide d’une époque révolue, sonnant creux pour toujours, Matzneff est dans l’impasse. Il se rend compte avec terreur que le “désir secret” de ses innombrables nouveaux ennemis est qu’il y reste, et que les vagues de l’oubli l’emportent, lui, son œuvre, ses orgasmes mégalomanes, ses complexes de mauvais amant, sa honte inavouable, son impitoyable orgueil et sa spectaculaire médiocrité dans l’épreuve finale.

Source: New York Times

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici