La Grèce recourt à une procédure d’urgence pour construire des centres de détention pour les immigrés

Image d'illustration/Flickr
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La Grèce prévoit d’utiliser les pouvoirs d’exception pour construire des centres de détention pour les immigrés clandestins sur cinq îles égéennes afin d’essayer d’accélérer les expulsions vers la Turquie, a déclaré le gouvernement grec lundi.

Des zones ont été réservées pour créer de nouvelles installations à Lesbos et sur quatre autres îles de l’est de la mer Égée afin de remplacer à terme les camps existants qui sont gravement surpeuplés et inadaptés.

Ces installations fermées seront régies par des règles et des limitations de mouvement strictes pour les occupants“, a déclaré le porte-parole. “Les occupants recevront des cartes de sortie pour un départ contrôlé, tandis que les structures resteront fermées la nuit.”

Aujourd’hui, les immigrés hébergés gracieusement dans les structures d’accueil se déplacent librement, en semant les nuisances, les incivilités voire la criminalité, ce qui fait enrager la population autochtone.

Des procédures législatives accélérées seront utilisées pour construire les sites: un décret d’urgence qui sera ratifié par le Parlement à une date ultérieure.

Près de 60 000 personnes ont effectué la traversée illégale de la Turquie vers les îles grecques l’année dernière, selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, soit environ le double du taux enregistré en 2017 et 2018.

Mais seuls 391 migrants ont été expulsés vers la Turquie l’année dernière, dont les demandes d’asile ont été rejetées ou considérées comme non recevables. Le gouvernement veut porter ce nombre à 200 expulsions par semaine.

La Grèce gère déjà trois installations fermées dans le nord du pays, sur le continent, d’une capacité totale de 880 places, et prévoit de disséminer un réseau de camps d’immigrés afin ne pas dépasser 1% de la population de chaque région administrative.

Des organisations gauchistes pseudo-humanitaires, pour lesquelles la gestion de cette misère humaine est souvent une source de revenus, s’opposent à la politique gouvernementale par crainte que la nouvelle politique migratoire, plus stricte, ne les prive de leur fond de commerce.

Source: Voice of America

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