Comment Ségolène veut faire capoter le couple Macron-Le Pen

Photomontage/Neonmag DR
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On commence à voir clair dans la stratégie de Ségolène pour les mois à venir. Elle veut être candidate à la présidentielle et, pour y parvenir, elle va incarner un mélange d’autoritarisme féminin, d’écologie obsessionnelle et d’islamisme progressiste. 

Quand elle traite Mila d’“ado qui manque de respect”, Ségolène officialise son nouveau rôle: celui d’une femme autoritaire, dure, implacable, grande bourgeoise armée d’un martinet… et islamophile. Objectif: concurrencer Marine Le Pen dans le rôle de la femme à poigne, et concurrencer Macron dans le rôle de l’allié de l’islam.

Et quand elle compare “les chocs que reçoit la nature dans le cadre du réchauffement climatique et les chocs sociaux qu’encaisse notre pays”, elle pose le cadre idéologique de sa campagne: tout regarder par la lorgnette de l’écologie, pour occuper le terrain à gauche.

À la fois Mère Fouettarde, soumise à Allah, et meilleure amie des pingouins? Mais pourquoi tant de contorsions? Pour former un couple à trois avec Macron et Le Pen dans l’esprit de l’opinion. Et les tuer tous les deux en même temps.

À la prochaine élection présidentielle, Marine Le Pen veut revenir en force au second tour face à un Président sortant très affaibli, affronter de nouveau Macron lors d’un débat cette fois maîtrisé, et le vaincre. De son côté, Macron espère que Marine Le Pen sera effectivement sa concurrente en finale, persuadé qu’il est que le vieux réflexe du “front antifasciste” réunissant gauche et droite traditionnelle suffira à la vaincre. Ségolène va tenter de se glisser entre eux dans le lit à deux places de la présidentielle.

Pour y parvenir, elle est condamnée à adopter une stratégie fourre-tout, un foutoir conceptuel. On va donc l’entendre dire des choses du genre: “Les racailles de nos banlieues doivent être envoyées au bagne à vie, et enfermées dans les mêmes cages que les islamophobes.” Ou: “Il faut taxer les gens qui ont peur du terrorisme, car leur appels à l’aide produisent du CO2.”

Alors qu’elle est d’une assommante banalité et incapable d’innover réellement, Ségolène a toujours aimé être perçue comme différente, originale, créative. Son nouveau positionnement, simultanément #JeSuisMarine, #JeSuisGreta et #JeSuis Ramadan, est un puzzle empoisonné, un patchwork pervers. Un mélange théoriquement impossible, mais rien ne fait peur à la politicienne la plus allumée de l’histoire de France, ex aequo avec Christiane Taubira et Anne Hidalgo.

Source: BFM TV

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