Affaire Mila: l’incroyable démission morale de “Libération”

Capture d'écran/Twitter
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FL24 a fait une expérience toute simple: nous avons tapé “Mila” dans le moteur de recherches d’articles de Libération. Or, nous avions beau ne rien attendre de ce quotidien anciennement communiste, aujourd’hui progressiste, financé par le richissime Patrick Drahi et ultra-subventionné (près de 5 millions d’euros par an pour un lectorat sans cesse en baisse), nous sommes tout de même tombés de notre chaise.

Tenez-vous bien. C’est incroyable!

L’affaire Mila a commencé le 19 janvier. Nous sommes le 30 janvier. Le résultat du moteur de recherches de Libération tombe comme un couperet: le quotidien préféré des bobos des beaux quartiers a consacré, en tout et pour tout, deux articles à cette histoire qui passionne la France entière. Deux articles en douze jours, pas un de plus!

Le premier, daté du 21 janvier, était dans le style “Luttons contre les fake news“. Titre de l’article: “Mila, 16 ans, a-t-elle été exfiltrée de son lycée par la police après une vidéo anti-islam?” Dans cet article, Libération cherchait à savoir si cette rumeur, circulant sur les réseaux sociaux, était fondée ou fantaisiste. Comme si c’était le sujet à traiter prioritairement! Chez FL24, nous avons suivi l’actualité du dossier Mila heure par heure depuis son début, et nous n’avons jamais vu passer cette rumeur.

En somme, Libération a choisi de regarder l’événement par le plus petit bout de la lorgnette possible. L’article se terminait ainsi: “le rectorat nous confirme que la lycéenne ne s’est pas rendue en cours dernièrement, mais que les forces de l’ordre n’ont procédé à aucune exfiltration. D’ailleurs, la gendarmerie locale et le rectorat disent qu’il n’y a eu aucun problème dans l’établissement concerné, après les menaces formulées sur les réseaux sociaux.” Ouf! Merci, Libération, de nous confirmer que ce qui n’existe pas n’existe pas!

Et, aujourd’hui, donc, huit jours plus tard, deuxième article. Sujet: le classement sans suite de l’enquête délirante déclenchée par le Parquet conte Mila, pour “racisme et incitation à la haine religieuse”. Titre de l’article: “Il est bon que le parquet réaffirme une grande valeur constitutionnelle”, une citation de maître Richard Malka, l’avocat de Mila. Ouf! L’État a bien fait son travail, et Libération le félicite chaudement. On ne saurait mieux servir la soupe à la Macronie.

Maintenant, question : depuis douze jours, où sont les articles sur la liberté d’expression harcelée par l’islam, sur la monstrueuse gaffe de Belloubet, sur le silence assourdissant des grands intellectuels officiels de la gauche française, sur le mutisme honteux des féministes, sur la trahison des associations LGBT qui ont laissé Mila seule face à la meute, sur les déclarations insupportables du CFCM, sur la mobilisation des réseaux sociaux avec le hashtag #JeSuisMila, sur la tardive mais louable montée au créneau de Marlène Schiappa, sur les innombrables déclarations de politiciens et de chroniqueurs qui ont défendu l’adolescente? Le moteur de recherche est formel: ces articles ne sont nulle part. Libération n’a rien vu, rien entendu, rien compris et, surtout, rien dit.

On ne prend guère de risques en affirmant que, de tous les grands médias d’information, Libération est très probablement celui qui a le moins parlé de l’affaire. Et ça se prétend féministe. Et ça se prétend libertaire. Et ça se prétend courageux. Insondable misère morale du gauchisme français!

En traitant l’affaire Mila comme une anecdote encore moins importante qu’un chien écrasé, Libération a démontré que plus rien ne rattache ce quotidien au métier du journalisme.

Pire: Libération a inventé un nouveau genre de fake news. La désinformation par le déni de réalité, variante ultra-moderne du mensonge par omission.

Source: Libération

 

 

 

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