Actes antichrétiens en France: le temps de réagir est venu

Image d'illustration/DR
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Avec près de trois actes antichrétiens répertoriés par jour, toute l’année, et une augmentation constante de cette tendance, il n’y a plus aucune doute: la France est devenu un pays où l’Église est prise pour cible. Comment réagir? Tous les catholiques de posent la question. Henri de Beauregard, avocat de droite, catégorie poids lourds (agréé par la Cour Pénale Internationale et ancien Secrétaire de la Conférence) tente de répondre dans la revue catholique online Aleteïa.

Ce qu’il a à nous dire est extrêmement important.

“Il faut trouver une ligne de crête: ne pas s’enfermer dans une logique victimaire et minoritaire, qui exige une plainte à chaque provocation, mais ne pas accepter non plus de laisser sans réponse des actes qui, matériellement et symboliquement, sont parfois porteurs d’une haine et d’une violence à laquelle nul ne doit s’habituer. Empêcher la tenue d’une réunion, le départ d’un car ou vandaliser un lieu de culte, ce n’est pas tolérable et c’est évidemment puni par la loi. Porter plainte, c’est aussi une démarche éminemment sociale: c’est dire la confiance que l’on a dans les règles que la société s’est données à elle-même, et les institutions qui doivent les faire respecter. De ce point de vue, le diocèse qui porte plainte intègre les fidèles blessés par l’attaque subie dans un processus social qui est grandement préférable au repli sur soi dans la conviction d’une hostilité extérieure supposée, d’une injustice probable, ou dans un “à-quoi-bonisme” assez peu évangélique.”

L’avocat de haut vol continue sur sa lancée:

“Par principe, je dis qu’on a toujours raison de demander justice. L’idée de présupposer en amont que la justice ne nous écoutera pas est un renoncement et une position victimaire dans laquelle il est dangereux de s’enfermer. Donc oui, si les faits sont significatifs, il faut porter plainte. Certes la procédure pourra être longue et fastidieuse, mais on peut gagner. Je rappelle que l’atteinte à la liberté de réunion, à la liberté de circulation, la dégradation de biens, etc., sont punissables.”

Donc, il faut réagir. Porter plainte. Systématiquement. Mais pas seulement. Il faut aussi dénoncer le silence de l’État.

“La France est aussi un pays qui abrite dans chacun de ses recoins des lieux chrétiens, et donc des lieux plus facilement accessibles pour des déséquilibrées qui veulent vandaliser un lieu public ou un lieu “sacré”, quel qu’il soit. Pour autant, ces chiffres qui montrent que près de trois actes  “antichrétiens” ont lieu par jour en France montrent qu’il est grand temps de réagir. De ce point de vue, le silence opposé par le gouvernement à la demande de commission d’enquête parlementaire est invraisemblable.”

Et attention: il ne faut pas croire Castaner sur parole.

“Je regrette aussi que nous n’ayons comme données que les chiffres du ministère dont on ne connaît pas les critères. Peut-être les diocèses devraient-ils centraliser les informations relatives aux dégradations subies et autres types d’attaques, en les distinguant bien les unes des autres, afin de permettre à l’Église de France d’établir ses propres statistiques ? Il va sans dire que l’acte individuel d’une personne prise d’une crise de démence dans une église n’a pas le même impact qu’un groupuscule organisé qui insulte à dessein des pèlerins.”

Conclusion? Debout, chrétiens! Personne ne se lèvera pour vous défendre, si vous ne le faites pas les premiers.

“Quoi qu’il en soit, n’ayons pas peur de communiquer, de dire, de faire savoir. Il faut mettre un terme à cette malédiction qui veut que, pour les chrétiens, le silence ou la réaction minimaliste semble être la règle. En un mot, selon la devise du Maréchal de Lattre : ne pas subir.”

Merci, maître, pour ces conseils de grande valeur, qui nous sortent d’une torpeur extrêmement dangereuse.

Source: Aleteïa

La question dérangeante: qui profane les églises de France?

 

 

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