Affaire de la femme enceinte tuée par des chiens: le responsable de la chasse à courre sous le statut de témoin assisté

Elisa Pilarski, la victime/Facebook
Elisa Pilarski, la victime/Facebook

Hier mardi, le responsable de la meute de la chasse à courre organisée le jour de la mort d’Elisa Pilarski, tuée par des morsures de chien, dans la forêt de Retz, dans l’Aine, a été placé sous le statut de témoin assisté à sa demande afin d’avoir accès au dossier. Plus de deux mois après les faits, on ne sait toujours pas quels sont le ou les animaux à l’origine de la mort de la jeune femme enceinte.

Mardi 28 janvier, le responsable de la chasse à courre s’étant déroulé le 16 novembre dans une forêt de l’Aisne où une femme enceinte de 29 ans avait été mortellement blessée par des chiens, a été placé ce sous le statut de témoin assisté à sa demande, d’après son avocat.

On a été mis en cause médiatiquement, sans qu’on ait jusqu’alors la possibilité de se défendre, donc on a demandé à la juge d’instruction de nous octroyer ce statut.” a affirmé Guillaume Demarcq, avocat de Sébastien van den Berghe,le maître d’équipage du Rallye la Passion, organisatrice de la chasse.

Ce statut intermédiaire entre la mise en examen et le statut de témoin simple, permettra un accès au dossier et Sébastien van den Berghe aura donc la possibilité de se défendre judiciairement.

Mon client conteste formellement que ses chiens aient quoi que ce soit à voir avec le décès d’Elisa Pilarski. Pour lui, c’est une journée de chasse comme une autre, il ne s’est absolument rien passé.” a ajouté Me Demarcq.

Dans une déclaration, Pierre de Roüalle, président de la société de vénerie qui regroupe les associations de chasse à courre françaises, a expliqué: “Au cours des 18 000 journées de chasse à courre organisées chaque année à travers 70 départements, jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vénerie n’a été relevé.

Elisa Pilarski, partie en balade avec son chien Curtis, a été découverte morte, vidée de son sang, le 16 novembre en forêt de Retz où une chasse à courre avait lieu concomitamment.

Selon les résultats de l’autopsie de la victime, le décès est du à “une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête.”

Afin de déterminer le ou les animaux responsables, des prélèvements génétiques ont été opérés sur 67 chiens : les 5 American Staffordshire d’Elisa Pilarski et 62 chiens appartenant à l’association le Rallye la Passion. Les résultats ne devraient pas être connu avant le mois prochain.

D’après une source policière, le chien accompagnant la malheureuse, Curtis, qui serait un croisé entre un whippet et un patterdale-terrier, avait par le passé déjà blessé Elisa et a, depuis le tragique accident, mordu une soignante bénévole du service pour l’assistance et le contrôle du peuplement animal de Beauvais, où l’animal est placé sous réquisition.

Elle a été mordue juste après que le chien sorte d’un événement très traumatique, cette morsure n’a aucun intérêt sur le fond du dossier, la mort d’Elisa Pilarski.“, a tenté d’expliquer Eric Alligné, avocat du conjoint d’Elisa Pilarski.

Selon lui, le placement sous le statut de témoin assisté du chef de meute “prouve qu’il y a un début d’implication ou de connexion qui se rapporte au Rallye la Passion dans ce dossier”.

L’enquête pour tenter de déterminer comment est morte cette femme de 29 ans se poursuit et une information judiciaire contre X est toujours en cours pour “homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence résultant de l’agression commise par des chiens“.

Source: AFP

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