A Vénissieux, pompiers et policiers cibles d’une attaque en règle de la part de “jeunes” d’un quartier sensible

Image d'illustration/Twitter
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Dans la soirée du Lundi 27 janvier, des pompiers et des policiers qui intervenaient sur un incendie de véhicule dans un quartier sensible de Vénissieux ont été la cible d’une attaque en règle par des “jeunes”. Bombardés de divers objets, dont des meubles, depuis les balcons de la cité, les policiers ont du faire usage de grenades lacrymogènes pour déloger ses assaillants. Il n’y a pas eu de victimes. Aucune interpellation n’a pu être réalisée. 

Lundi dernier, vers 22h00, les sapeurs-pompiers de Vénissieux près de Lyon sont alertés par des tiers qu’un véhicule est entrain de brûler sur le Boulevard Lénine, à proximité des rails du tramway, dans le quartier sensible des Minguettes.

Dés leur arrivée sur les lieux, les soldats du feu sont bombardés de pierres par un grand nombre de “jeunes” qui les visent notamment depuis les balcons d’un immeuble. Au même moment, un autre véhicule est mis à feu un peu plus loin.

Arrivés pour sécuriser l’intervention, plusieurs unités de police sont à leur tour pris à partie par les “jeunes” qui les mitrailles de tous les objets à leur disposition. Pierres, bouteilles, chaises et même une table sont jetés sur les policiers.

Ces derniers ripostent avec des armes non-létales dont des grenades lacrymogènes pour déloger leurs assaillants. Après de longues minutes d’affrontement, les “jeunes” cessent le combat et s’enfuient dans le quartier sans qu’aucun ne puisse être interpellé.

Les pompiers peuvent alors maîtriser les incendies tandis que les forces de l’ordre découvrent sur le balcon d’un logement non-occupé un stock de projectiles dont des pavés, des bouteilles en verre ou encore des antivols de cyclomoteurs.

La véritable guérilla urbaine s’étant déroulée sur les lieux a provoqué l’arrêt de la circulation du tramway desservant le quartier pendant plusieurs heures et de sérieuses perturbations sur le réseau de transport en commun ont été occasionnées.

Il n’y a eu par chance aucun blessé du côté des pompiers et des forces de l’ordre mais l’intensité et la violence de l’attaque auraient pu être à l’origine d’un drame.

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête et c’est la Brigade de sûreté urbaine (BSU) du commissariat de Vénissieux qui mènent les investigations.

Source: Le Progrès/ Lyon Mag

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