À la porte d’Aubervilliers, à Paris, le plus grand campement sauvage d’immigrés enfin démantelé

Campement à la Porte d'Aubervilliers Photo: Capture d'écran YouTube
Campement à la Porte d'Aubervilliers Photo: Capture d'écran YouTube

Un énième démantèlement d’un campement sauvage d’immigrés à la porte d’Aubervilliers, à Paris est prévu. Plusieurs centaines de clandestins vont être évacués et relogés aux frais du contribuable. Le gouvernement s’emploie depuis quelques mois à nettoyer le nord-est de Paris de ces mini-bidonvilles.

La préfecture de Police précise dans un communiqué: “Ce mardi, la préfecture de police et la préfecture de la région d’Ile-de-France vont procéder au démantèlement des campements illicites installés au niveau de la porte d’Aubervilliers, ainsi qu’à la mise à l’abri concomitante de leurs occupants“.

Selon l’adjointe à la maire de Paris en charge des réfugiés, Dominique Versini, cette “60e importante opération de mise à l’abri depuis 2015 est une bonne chose pour les migrants, qui vivent dans des conditions épouvantables, et pour les riverains, qui n’en peuvent plus“.

Selon les témoignages, la maire de Paris, Anne Hidalgo, présente sur place, a été interpellée par des habitants qui l’accusent de les avoir “laissés dans la galère depuis cinq ans“. Elle n’a pas jugé utile d’engager un dialogue avec ses administrés.

On estime le nombre d’habitants de ces campements sauvages au bord du périphérique à 1000, voire 2000 personnes. La préfecture a procédé à la réquisition des gymnases dans la région pour trouver des hébergements pour tous les évacués.

Après des années de tolérance et d’inaction face à ce problème d’insécurité et d’insalubrité, le gouvernement a changé d’attitude par rapport aux campements sauvages qui prolifèrent depuis quelques années entre le nord de Paris et la Seine-Saint-Denis.

Désormais, après chaque démantèlement, un imposant dispositif des forces de l’ordre est présent sur place afin d’empêcher la reconstitution immédiate du camp, comme c’était le cas par le passé. Une opération qui mobilise des forces policières et qui oblige les clandestins à investir toujours de nouveaux sites.

Cette stratégie a permis de sécuriser le quartier de la porte de la Chapelle où plus aucune réinstallation sur place n’est possible. Désormais, le même procédé va être appliqué à la porte d’Aubervilliers: des patrouilles présentes dans le quartier 24/24h auront pour mission d’empêcher les immigrés de s’y réinstaller.

Cette mesure sera-t-elle efficace? Déjà, un mini-campement de 300 immigrés commence à s’installer plus à l’est, à la porte de la Villette. Sans doute un autre problème à affronter dans quelques mois.

Source: Le Parisien/AFP/Préfecture de police/Twitter

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