Dangereuse hypocrisie! Affaire Mila: le CFCM en remet une couche

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L’affaire Mila est l’occasion pour les masques de l’islamisme de tomber une bonne fois pour toutes. Le délégué général du Conseil Français du Culte Musulman avait osé verser un bidon d’huile sur le feu en laissant entendre que le lynchage de l’adolescente était mérité. On s’attendait logiquement à ce que le CFCM revienne sur ces propos et les condamne.

Faux espoir! Le CFCM en rajoute une couche.

Le Figaro rappelle les faits. “C’est une lycéenne de 16 ans, menacée de mort et de viol par des centaines d’individus manifestement de confession musulmane, pour avoir critiqué — de façon très virulente et grossière — leur religion. Et voilà qu’un représentant de l’islam institutionnel, Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), tout en condamnant les menaces de mort, estime qu’elle doit “assumer les conséquences de ce qu’elle a dit. “Si, je le dis ! a-t-il asséné vendredi matin sur Sud Radio. Elle l’a cherché, elle assume. Qui sème le vent récolte la tempête.””

Au passage, on rappellera au Figaro que “des centaines” est une estimation tellement basse qu’elle relève du relativisme le plus pitoyable. Mais ça ne s’arrête pas là.

Selon Le Figaro, “le nouveau président du CFCM s’est démarqué de ces propos. “Rien ne saurait justifier les menaces de mort, a tweeté Mohammed Moussaoui vendredi soir. C’est la justice qui doit prononcer les sanctions prévues par la loi s’il y a provocation et incitation à la haine.”

Le Figaro rêve debout! Mohammed Moussaoui ne se “démarque” pas du tout des propos de son délégué général. Il se contente de les rectifier: “Si Mila est coupable, c’est à la justice de la punir, pas aux musulmans.” Or, Mila est innocente au regard de la loi française! En s’exprimant ainsi le plus officiellement du monde, le CFCM refuse d’éteindre l’incendie. Il fait un tout petit pas en arrière, le plus petit pas possible, et c’est extraordinairement insuffisant. Il laisse entendre qu’elle est probablement responsable de sa terrible situation, même si elle n’est pas violable, ni lapidable.

Le Figaro conclut: “En attendant, Mila, qui n’a pas osé se présenter au lycée depuis lundi, s’épouvante: “C’est la France entière qui veut ma peau…”” Non, Mila. Pas la France entière. Une part immense de notre peuple, et même certains de nos intellectuels et de nos politiciens, se lèvent pour toi. Ta peur est ô combien légitime, mais tu n’es pas seule. Compte sur nous.

Source: Le Figaro

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