Bruno Le Maire veut à tout prix taxer les GAFA, mais qui va encore payer?

Photo/Wikipedia

Le ministre de l’Economie a trouvé un compromis avec les Etats-Unis pour éviter une guerre commerciale qu’il aurait déclenchée en taxant les GAFA, c’est-à-dire les grandes sociétés américaines du numérique qui rendent services aux Français.

Le ministre ne veut pas renoncer à cette trop belle occasion de taxer, mais il a décidé au terme de la négociation avec son homologue américain de ne pas prélever immédiatement la taxe auprès des GAFA en échange du retrait des sanctions américaines, en attendant de trouver le moyen de mettre en oeuvre sa taxe qu’il veut au niveau international.

La taxe sera payée “soit sous le régime international, en cas d’accord à l’OCDE, soit sous le régime national”, a insisté Bruno Le Maire. Le gouvernement “n’acceptera ni retrait, ni suspension de sa taxe sur les entreprises numériques tant qu’il n’y a pas de solution internationale pour la remplacer”, a-t-il persisté dans son envie de fiscal.

Mais peu importe l’échelle, celui qui est taxé à la fin du compte, c’est toujours le consommateur, autrement dit tout le monde. Car la taxe est répercutée sur le coût du service, c’est donc celui qui paye ce service, qui est taxé. Et comme ces outils numériques font partie de tous les services qui peuvent être rendus, c’est donc l’ensemble des services qui vont voir leur prix augmenter.

Cette taxe est donc l’occasion parfaite de détrousser les Français sans qu’ils ne le voient, en leur faisant croire que ce sont les riches sociétés américaines qui vont payer. Bruno Le Maire profite donc de faire de l’anti-américanisme low coast en s’attaquant aux géants du numériques, alors qu’en réalité c’est encore les plus fragiles qui vont payer le prix de sa politique économique suicidaire.

Source: Le Figaro

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