L’incendie criminel ravage La Rotonde, célèbre brasserie parisienne prisée de Trotski et de Macron

La Rotonde Photo: Wikimedia Commons
La Rotonde Photo: Wikimedia Commons

Les locaux de la Rotonde, une brasserie parisienne où Emmanuel Macron a fêté sa victoire en 2017, ont été partiellement incendiés, le samedi 18 janvier 2020, vers 5 heures du matin. Les premières éléments de l’enquête s’orientent vers l’hypothèse d’un acte volontaire. 

Vers 5 heures du matin, une alerte intrusion s’est déclenchée dans la brasserie La Rotonde. Un départ de feu a été localisé sur la terrasse fermée par les policiers arrivés sur place. Selon la préfecture de police, le feu a été vite circonscrit par les pompiers avec des lances à eau.

Les dégâts sont néanmoins considérables: une surface de 10m2 a été entièrement brûlée et le reste des locaux enfumé et inondé.

L’enquête pour déterminer les causes de l’incendie a été confiée à la sûreté territoriale de Paris. Selon le parquet de Paris, “les premières investigations s’orientent vers l’hypothèse d’un acte volontaire“.

Selon les gérants de La Rotonde, des individus ont cassé une vitre de la terrasse au rez-de-chaussée puis ont mis le feu.

Les dégâts sont considérables. On ne pourra pas ouvrir avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines“, selon le gérant qui affirme qu’une autre tentative d’incendie avait échoué le 9 janvier à l’extérieur de l’établissement.

Datant de 1911, La Rotonde est un des célèbres cafés littéraires, artistiques et intellectuels de Paris, et un des lieux les plus fréquentés par les artistes et écrivains du Montparnasse de l’entre-deux-guerres, avec le Dôme et La Coupole, deux autres lieux de rencontre emblématiques de cette dernière artère.

Chagall, Braque, Apollinaire, Satie, Debussy, Cocteau, Modigliani, Picasso, Breton et Aragon y viennent régulièrement, suivis par des écrivains américains comme Hemingway, Miller et Fitzgerald qui viennent goûter à la vie parisienne de l’entre-deux-guerres. On dit que Trotski lui-même, en exil à Paris, y venait pour casser la croûte.

La brasserie a la réputation d’être prisée par Emmanuel Macron, qui y a fêté sa victoire au premier tour de la présidentielle. Le 23 avril 2017, elle a accueilli Emmanuel Macron, arrivé en tête, ce qui a suscité des critiques et un parallèle avec la soirée du Fouquet’s du 6 mai 2007 de Nicolas Sarkozy, en confirmant son surnom de “président des riches”.

Un simple acte de vandalisme? Ou alors une action à caractère symbolique et politique?

Source: AFP/Le Parisien

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