Chems-Eddine Hafiz, le nouveau recteur de la Mosquée de Paris, se voit en homme fort de l’islam en France

Chems-Eddine Hafiz et Dalil Boubakeur Photo: Wikimedia Commons
Chems-Eddine Hafiz et Dalil Boubakeur Photo: Wikimedia Commons

Le nouveau recteur de la Mosquée de Paris, élu samedi dernier après la démission surprise de Dalil Boubakeur, Chems-Eddine Hafiz, a présenté son “programme” à grands coups de taqqiya. Il évoque la promotion, bien sûr, d’un islam de paix et de concorde et la lutte contre la radicalisation, mais aussi la “défense de la dignité des musulmans”, nom de code pour le lobbying islamiste dans la société.

Le nouveau recteur a laissé supposer, lors d’une conférence de presse à la Mosquée, qu’il allait se présenter à la direction du Conseil français du culte musulman (CFCM) qui va élire son bureau dimanche.

CFCM est une association française, placée sous l’égide du ministère de l’Intérieur, qui a vocation à représenter les musulmans de France auprès de l’État français pour les questions relatives à la pratique religieuse.

Chems-Eddine Hafiz, élu recteur de la Grande Mosquée de Paris à la suite de la démission surprise de Dalil Boubakeur, à la tête de la Mosquée depuis 28 ans, souhaite obtenir un “consensus avec les autres fédérations” musulmanes.

Sur les réseaux sociaux, on peut voir une sorte de campagne électorale, et notamment un défilé de représentants de différentes communautés musulmanes de France, par exemple “Mustafa Çan, Président du DITIB France chargé des affaires religieuses en France et Ibrahim Iliçi, Président de la Coordination des musulmans tturcs de France“.

Chems-Eddine a affirmé qu’il “continuera d’œuvrer pour la promotion d’un islam de paix et de concorde“, un islam également “générateur de fraternité, de progrès, de stimulation de la pensée rationnelle“, contre “toute forme de radicalisation et d’exclusion“. Il a assuré vouloir être “le partenaire loyal, fidèle au président de la République. Nous devons construire ensemble les structures de l’islam en France“.

Le credo du nouveau recteur peut se résumer à cette déclaration: “les musulmans sont chez eux en France, la plupart sont Français. Ils doivent agir en citoyens français. En retour, ils doivent être vus comme pleinement citoyens français. Ils ne sont pas des citoyens à part“.

Le mot taqiyya, qui signifie “prudence” et “crainte”, désigne, au sein de l’islam, une pratique de précaution consistant, sous la contrainte, à dissimuler ou à nier sa foi afin d’éviter la persécution. Cette pratique est connue dans le monde chiite et autorisée dans le sunnisme.

Dans les années 1990, le mot “taqiyya” a reçu une autre interprétation: des auteurs l’utilisent pour désigner une dissimulation de la foi dans un but de conquête. Il s’agit d’une pratique utilisée par des mouvements djihadistes extrémistes tels qu’Al-Qaida et l’État islamique.

Chems-Eddine Hafiz s’est spécialise dans les procès contre les prétendus “islamophobes”, dans la stratégie de victimisation de la communauté musulmane en France et de bâillonnement de la liberté d’expression lorsqu’elle n’arrange pas l’islam.

Source: AFP

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