Comment boit-on en France? Les chiffres qui vous disent tout

Image d'illsutration Photo: Piqsels
Image d'illsutration Photo: Piqsels

Comment boît-on en France? Le plus, en Occitanie, le moins en l’Île-de-France. Voici des données publiées par l’Agence sanitaire Santé publique qui vous disent tout sur nos habitudes de consommation d’aclool en France.

En Occitanie, 12,6% des adultes de 18 à 75 ans boivent quotidiennement de l’alcool, contre 7,1% en Île-de-France. La moyenne nationale est de 10%, note l’agence sanitaire.

Les autres régions où la consommation quotidienne est la plus importante sont la Nouvelle-Aquitaine (12,3%) et les Hauts-de-France (11,5%), et celle où elle est la moins élevée sont la Normandie (7,9%) et les Pays-de-la-Loire (8,1%).

Enfin, en outre-mer, la consommation quotidienne est sensiblement moins importante qu’en métropole (5,2% en Guyane, 5,8% à La Réunion, 6,9% en Guadeloupe et 7% en Martinique).

Comme la consommation quotidienne, la consommation ponctuelle importante d’alcool varie aussi selon les régions. Il s’agit de la consommation mensuelle de 6 verres ou plus en une seule occasion.

Là encore, c’est l’Île-de-France qui affiche les chiffres les plus bas: cela concerne 13,9% des adultes, contre 20,5% en Bretagne, région où cette consommation est la plus élevée. La moyenne nationale est de 16,2%.

En Europe les comportements tendent à s’uniformiser, malgré la coexistence historique de deux modèles culturels: un modèle latin d’usage régulier d’alcool opposé à un modèle nordique et anglo-saxon de consommations moins fréquentes mais plus importantes (binge drinking).

Les alcools consommés ne sont pas les mêmes selon les régions: les régions du Nord, de l’Est et la Bretagne consomment plus de bière, tandis que la consommation de vin est plus importante en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes, régions de forte production vinicole.

Enfin, l’agence sanitaire a mis sur pieds un nouvel indicateur, qui mesure la responsabilité de l’alcool dans les passages aux urgences.

En moyenne quotidienne, pour les hommes, entre 1,2% (Corse) et 3,1% (Bretagne) des passages aux urgences sont en lien direct avec une consommation d’alcool. Ce taux grimpe à 7,3% pour la Réunion, ou paradoxalement la consommation est beaucoup plus basse.

Le gouvernement ne serait pas fidèle à sa mission de nounou, s’il n’avait pas fini le rapport sur une note culpabilisant les Français. Selon Santé publique France, la consommation d’alcool est l’une des principales causes de mortalité évitable avec 41 000 décès en 2015, 30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes. Visiblement, l’alcool est sexiste…

23,6% des adultes de 18-75 ans dépassaient les repères de consommation en 2017. En outre, 10% des 18-75 ans consomment à eux seuls 58% de l’alcool consommé.

Source: AFP/Agence sanitaire Santé publique France

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