Qui était la star de l’armée iranienne que Trump a fait abattre?

Photo: Wikipedia
Photo: Wikipedia

Qassem Soleimani n’était pas “juste un général iranien”. C’était le leader de la redoutable Force al-Qods, un personnage-clé du régime des ayatollahs, et une célébrité dans toute la région. Trump n’a pas assassiné n’importe qui. 

Et le mot “célébrité” n’est pas une exagération.

Le Figaro explique: “C’est le conflit en Syrie qui lui a apporté la notoriété. Il commence à faire la une des médias après le début du conflit en 2011, alors qu’il était resté dans l’ombre durant des décennies. Il est apparu dans des documentaires, mais aussi dans un film d’animation et une vidéo musicale. Certains lui avaient d’ailleurs conseillé de se lancer sur la scène politique dans son propre pays, pour les élections présidentielle de 2021.”

Et, même s’il ne voulait pas être élu président, il présidait presque le pays. “En Irak, son poids était tél qu’il avait même participé aux tractations politiques destinées à former un gouvernement. “Mes interlocuteurs iraniens étaient très clairs sur le fait que, même s’ils informaient le ministère des Affaires étrangères, au bout du compte c’était le général Soleimani qui prendrait les décisions”, avait confié en 2013 à la BBC Ryan Crocker, un ex-ambassadeur américain en Afghanistan et en Irak.”

Et c’est peut-être le plus important, il était le leader d’al-Qods. La Force Al-Qods est l’unité d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, qui sont l’armée idéologique iranienne. La crème de la crème de l’islamisme chiite. Créée au début des années 1990, elle est chargée du sale boulot du régime: espionnage, guerre non-conventionnelle, opérations terroristes, infiltration des adversaires. Pour Trump, il s’agissait aussi d’éliminer le plus grand architecte de la terreur iranienne.

C’est donc un genre de numéro deux du régime, une vitrine vivante de la puissance iranienne, et un leader idéologique majeur, dont Trump s’est débarrassé de la manière la plus spectaculaire possible: en précisant que l’attaque a été décidée par lui seul.

Vous vouliez une réaction occidentale face à l’expansion de l’islamisme? En voilà une, et une sévère.

Source: Le Figaro

4 Commentaires

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici