Un trans tabassé: il ment parce qu’il est de gauche

Photo/Flickr
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Samedi dernier, un transsexuel se faisait tabasser par un gang à Clermont-Ferrand. Cette affaire montre combien le débat sur l’homophobie en France est perverti par la gauche.

Libération raconte: “Alors qu’elle fumait une cigarette à l’entrée du domicile d’un ami, dans le quartier des Vergnes à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), une dizaine d’hommes la prennent violemment à partie.”

“Au début, ils n’ont pas vu que j’étais trans, ils m’ont sifflée et interpellée comme ils l’auraient fait avec n’importe quelle femme, puis ils se sont aperçus que j’étais transgenre et là les insultes ont commencé : “Sale trans, sale travelo, sale pédé…” Un violent coup de pied dans le dos m’a projetée à terre, puis ils se sont acharnés principalement sur mon visage avant de me voler mon sac et les affaires qu’il contenait.”

Jusque là, on ne peut que plaindre ce pauvre garçon de s’être ainsi fait torturer par une horde de barbares. Mais le niveau de compassion baisse d’un coup quand on se rend compte qu’il ment par omission.

“De nombreuses victimes de transphobies n’osent pas médiatiser leurs agressions”, regrette la victime. Libération précise: “Sollicitée par plusieurs médias nationaux, elle n’a cependant pas donné suite à certaines demandes d’interview: “Je ne veux pas que mon affaire soit instrumentalisée à des fins réactionnaires”, explique-t-elle. Mais, sur les réseaux sociaux, des internautes “se lâchent et ont des propos haineux sur les habitants de ce quartier”.

Voilà toute l’affaire dévoilée entre les lignes: le trans refuse d’expliquer qui étaient ses agresseurs, c’est-à-dire très probablement musulmans. Car, en France, l’homophobie et la transphobie, sous leurs formes les plus violentes et les plus fréquentes, viennent généralement de la communauté musulmane.

Ce genre de lynchage d’un LGBT est un copié-collé de ce qui se fait chez les taliban ou dans l’État Islamique. Si on avait été en Syrie, ce trans serait mort jeté du haut d’un immeuble.

Alors, parce qu’il est de gauche, et parce qu’il a peur de se faire traiter de réactionnaire, de raciste et d’islamophobe, il se tait sur l’identité de ses agresseurs. Il les couvre. Au bout du compte, il est leur complice, sans quoi il dirait toute la vérité. Il ne se sentirait pas obligé de faire semblant de s’indigner contre ses voisins de quartier, qui prennent sa défense en critiquant le gang sur les réseaux sociaux.

Ah, s’il avait été attaqué par des néo-nazis ou des catholiques intégristes, il n’aurait pas la même pudeur! Seulement, pas de chance pour la gauche: dans notre pays, les néo-nazis ne sont même pas assez nombreux pour former un gang, et les cathos intégristes ne massacrent jamais les trans.

Ainsi s’exprime la conscience de gauche: elle est prête à toutes les manipulations pour ne jamais avoir tort.

Source: Libération

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