VIDÉO. L’étau se resserre sur le prédateur pédophile Matzneff

Source: Youtube
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Maintenant que l’éditrice Vanessa Springora publie un livre terriblement accusateur, Le Consentement, où elle révèle comment elle a été manipulée, à l’âge de 14 ans, par le pédophile Gabriel Matzneff, les langues se délient.

Françoise Laborde, journaliste et écrivain, applaudit la démarche de Vanessa Springora et décrit le contexte et les détails de l’affaire Matzneff.

“Quel dommage qu’à l’époque, Matzneff ait été encensé par une sorte de caste parisienne qui trouvait que la pédophilie était une chose formidable. Derrière l’argument, toujours le même qu’on entend, que c’est un grand littérateur, un homme qui a une jolie plume, cet homme était d’abord un prédateur”, explique la journaliste.

“Il faut rappeler qu’à l’époque, toute une littérature encensait ce garçon. Gabriel Matzneff a été à l’origine d’une pétition en 1977, qui a circulé dans le journal Libération et dans Le Monde plus tard, qui demandait à ce qu’on autorise les relations sexuelles entre adultes et enfants. On ne parle pas simplement de mineurs de moins de 15 ans, on parle de plus jeunes enfants. Ce texte était considéré comme la suite logique d’une volonté de libération des moeurs, dans la foulée de mai 68, “il est interdit d’interdire”. On trouvait en effet qu’il était parfaitement bienvenu d’autoriser des adultes à séduire des petites filles et des petits garçons.” Merveilleux gauchistes, toujours prêts à exprimer leur amour!

Françoise Laborde sonne la charge. “Pour qui s’intéresse aux écrits de Gabriel Matzneff, on se rend compte que, non seulement il se félicite d’avoir un certain nombre de maîtresses toutes plus jeunes les unes que les autres, et puis quand il parle de ses voyages exotiques, à Manille ou ailleurs, il raconte avec beaucoup de détails le plaisir qu’il avait à avoir une relation sexuelle avec des garçons de 10, 11 ans. Cette idée de ne pouvoir avoir des relations sexuelles qu’avec de très jeunes enfants, parce qu’il y a une sorte de virginité dont il serait le seul maître, et qu’il serait le seul à pouvoir posséder, c’est une idée qui est absolument répugnante et qu’aujourd’hui on n’accepte plus. C’est vrai qu’à l’époque on l’acceptait, mais il y a eu plus qu’une acceptation, il y avait une sorte de fascination pour ça.”

“Ce qui est formidable dans le livre qui va sortir sur le consentement, c’est que cette éditrice, Vanessa, dit qu’en effet, elle avait 13, 14 ans, qu’elle était entre guillemets consentante, et que c’est pour ça qu’elle n’a pas pu exprimer plus tôt son dégoût, qu’elle n’a pas porté plainte contre Matzneff. Mais elle le dit fort justement, il y a une sorte de fascination pour le prédateur qui fait qu’elle n’a pas osé le dénoncer.” Matzneff a du mouron à se faire.

Pour mieux comprendre Matzneff et l’atmosphère pro-pédohilie qui régnait en France à l’époque, ne ratez pas cette vidéo où l’on voit l’écrivain étaler son vice avec hilarité.

Heureusement, il y a sur le plateau d’Apostrophes Denise Bombardier, grande journaliste québécoise, qui contre-attaque à fond. Cette femme a 30 d’avance sur son temps. Bravo, Madame.

Sources: Le Figaro, Youtube, INA

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