DÉCRYPTAGE. Profanations d’églises: pourquoi l’État ne réagit-il pas?

Photo/Flickr
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Se plaindre que la France ne s’intéresse pas suffisamment à la hausse contante des profanations de ses églises, c’est juste. Mais il faut rendre hommage aux médias qui prennent le sujet à bras-le-corps. C’est le cas de Valeurs Actuelles, qui consacre plus de 40 pages, dans son dernier numéro, à la persécution des chrétiens dans le monde… y compris chez nous.

Dans ce beau dossier très fouillé, une phrase doit particulièrement retenir notre attention. Elle est de Valérie Boyer, députée LR qui fait partie des rares politiciens français vraiment mobilisés sur le sujet des profanations d’églises.

Elle a tenté de concerner deux Présidents de la République de la gravité de la situation. Écoutons-la raconter son expérience.

En 2011, déjà, une commission parlementaire avait informé les plus hautes instances, afin de les alerter sur la dégradation de ls situation des églises face à délinquance, au crime organisé et à l’extrémisme.

“Sous François Hollande, on m’a répondu que l’enquête était terminée. Sous Emmanuel Macron, on accuse à peine réception. Circulez, y’a rien à voir!”

Silence radio de l’Élysée! En mars 2019, la même Valérie Boyer, à la tête d’un groupe d’une quarantaine de députés, est donc revenue à la charge à l’Assemblée, avec une proposition de résolution exigeant la création d’une nouvelle commission parlementaire. Nous nous en sommes procuré le texte. En voici quelques extraits.

“Le ministère de l’intérieur a présenté le 12 février 2019 un bilan de l’année 2018 en matière d’actes racistes qui ne présente seulement que quelques chiffres concernant les profanations des lieux de culte et dont personne ne connaît la réelle provenance.”

En clair: Castaner livre des statistiques, mais elles sont bidon, floues et invérifiables. Il noie le poisson catholique dans des pourcentages Carambar.

Valérie Boyer continue: “Qu’elle vise les lieux de culte ou les cimetières, quelle que soit la religion, la profanation ne constitue jamais et ne saurait être tenue pour une infraction ordinaire. Elle représente un acte inqualifiable qui, dans l’interminable litanie des faits divers, nous offre le reflet sans doute grossissant d’une distance croissante avec des traits pourtant fondateurs de notre civilisation.”

Autrement dit: la Justice française met sur le même plan une destruction d’église et un vol de mobylette. Or, les deux crimes ne sont pas du tout comparables.

“Rappelons-le, il n’existe pas de statistiques officielles permettant de mesurer l’ampleur des actes antisémites, antichrétiens ou antimusulmans. La loi interdit en effet de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime. Lors du dépôt de plainte, seul le caractère raciste ou discriminatoire de l’infraction est retenu.”

On croit rêver: la profanation d’églises n’est pas prise en compte… parce qu’elle pas raciste. Elle n’est pas un délit “fasciste”, ni “réac”, ni “misogyne”, donc ce n’est pas un délit intéressant, et surtout pas un crime grave.

Valérie Boyer s’interroge: “Comment se fait-il qu’à ce jour aucun chiffre précis ne soit porté à notre connaissance ? Pourquoi ne pas distinguer les lieux de culte et les sépultures ? Quel dispositif pouvons-nous mettre en place pour un recensement précis de ces actes de profanation et de dégradation de ces lieux de culte et de ces cimetières ?”

C’est la cerise sur le gâteau: le pouvoir ne veut tout simplement pas que l’ampleur des faits apparaisse au grand jour. Il rend donc impossible tout recensement objectif des faits. S’il n’y a pas de statistiques sur le problème, il n’y a plus de problème! Exactement comme pour l’immigration.

On comprend mieux pourquoi l’État reste impuissant face au tsunami de profanations. On pouvait croire que c’est par incompétence, ou par paresse, ou par bêtise, mais non. C’est par volonté claire et nette de censurer.

Que veut l’Élysée? Dissimuler le danger qui monte de toutes parts, et qui fait de l’Église en France une cible prioritaire? Laisser les catholiques seuls, sans défense, face à la multiplication de leurs ennemis et au déferlement de barbarie? Faire taire l’électorat de droite, beaucoup plus attaché à la catholicité qu’à la Macronie?

Voilà peut-être pourquoi Hollande et Macron n’ont jamais voulu s’intéresser au sujet: parce qu’ils se contentent de voir l’Église se faire tabasser et violer. Ils délèguent à la racaille, aux mafias et aux extrémistes l’élimination de la civilisation française, la vraie, celle qui n’aimera jamais Schiappa, Benalla, Hanouna et Booba.

Pour en savoir plus sur les ennemis de l’Église en France, consultez cet article:

La question dérangeante: qui profane les églises de France?

Source: Valeurs Actuelles, site Internet de l’Assemblée Nationale

 

 

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