Que fête-t-on à Noël? Une civilisation!

Photo/Wikimedia Commons
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La réponse semble bien connue: la naissance de Jésus. Mais elle ne suffit pas. 

Car, pour être complet, il faut également fêter la naissance d’une civilisation qui a renversé l’histoire humaine.

Une civilisation qui considère l’homme comme absolument libre, quels que soient sa naissance, son passé, son milieu, son parcours. La liberté du chrétien est sacrée, indivisible, inaliénable. Jamais, avant la naissance de Jésus, les civilisations précédentes n’ont considéré que la liberté était de nature divine et devait être protégée comme le trésor le plus précieux.

Une civilisation qui considère que, les hommes étant absolument libres, ils sont absolument égaux en dignité. De la prostituée au roi en passant par le mendiant, le riche, le prêtre, le soldat, le lépreux, le mourant, tous sont égaux devant Dieu. Ce qui donnera naissance, par la suite, à la notion d’égalité devant le Droit, qui fonde les sociétés modernes.

Une civilisation qui considère que le Beau est sacré. S’ensuivent les cathédrales, les vitraux, Michel-Ange, Raphaël, Léonard de Vinci, le chant grégorien, Bach, Mozart, Beethoven, des peintres et des sculptures d’une perfection renversante, d’une profondeur jamais vue jusque-là dans l’histoire de l’art.

Une civilisation qui considère que la vérité n’est pas théorique, ni relative, mais concrète, incarnée, et sacrée. Pour le christianisme, refuser la vérité, c’est refuser Dieu, et le mensonge est la figure quotidienne et éternelle du mal. Cette divinisation de la vérité permettra l’essor colossal de la philosophie et des sciences exactes en Occident.

Une civilisation qui considère que l’acte le plus moral est le pardon. Parce que seul le pardon peut effacer le mal. Le christianisme est la première civilisation où celui qui pardonne est considéré comme plus grand, plus fort, plus admirable que celui qui se venge. La naissance de Jésus annonce la fin du “œil pour œil, dent pour dent” qui a ravagé l’histoire humaine.

Une civilisation qui considère que le paradis terrestre n’existe pas et n’existera jamais. Une civilisation qui refuse de croire aux utopies, ces projets de sociétés parfaites qui règlent d’un coup tous les problèmes. Une civilisation qui s’opposera logiquement au totalitarisme, et en paiera le prix avec des dizaines de millions de martyrs au XXème siècle — et encore des millions aujourd’hui.

Une civilisation qui considère que la douceur, la tendresse, la bonté simple et généreuse, sont supérieures à tous les autres comportement humains. Savoir gagner une guerre, c’est très bien, et le christianisme ne doit jamais refuser de la faire quand il est attaqué. Mais savoir gagner la paix est encore plus fort. C’est à cette idée que nous devons le caractère incomparablement paisible des sociétés occidentales, chrétiennes, quand elles sont en bonne santé. Pour aller faire du ski avec vos enfants, vous préférez la Suisse ou l’Afghanistan?

Une civilisation qui a commis des erreurs, des fautes et des crimes, évidemment, car elle est gérée par les hommes, et tous les hommes sont imparfaits, égoïstes, violents, baptisés ou pas. Mais une civilisation qui, aujourd’hui encore, est considérée comme la plus évoluée, la plus sophistiquée, la plus créative, la plus humaine que le monde ait jamais connu.

Xi Jinping, l’État Islamique et tous les ennemis jurés de l’Occident ne pourront rien y faire: notre civilisation a démontré son évidente supériorité depuis deux mille ans, et elle continue de la démontrer, malgré des obstacles de plus en plus vicieux sur son chemin, de nos jours.

Alors, oui, les chrétiens fêtent la naissance de Jésus, qui est la naissance de Dieu sur terre, mais les autres, tous les autres, doivent également fêter Noël, car ils doivent tout à la civilisation chrétienne, et ils perdront tout s’ils ne la protègent pas.

Ce nouveau-né dans la crèche n’est pas un nouveau-né. Il est le sens de notre monde. Le cœur de nos vies. L’âme de notre civilisation. Qu’il soit le bienvenu, une fois de plus. Car, toujours chassé par la haine qui règne sur terre, il revient toujours pour y imposer l’amour.

Ci-dessous, la bande-annonce de The Young Messiah, très beau film sur l’enfance de Jésus, mais jamais sorti en France, ce pays gravement malade et qui ne veut plus être d’inspiration chrétienne. À nous de nous rappeler chaque jour quand nous sommes nés: il y a un peu plus de 2000 ans.

 

 

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