La Cour de cassation a décidé: pas de remise en liberté pour l’activiste gauchiste italien Vincenzo Vecchi

Vincenzo Vecchi/DR
Vincenzo Vecchi/DR

La Cour de cassation a cassé la décision de la cour d’appel de Rennes, qui avait remis en liberté mi-novembre l’ex-militant anarchiste et anticapitaliste italien Vincenzo Vecchi, réclamé par l’Italie, a-t-on appris jeudi auprès de la cour d’appel de Rennes.

La décision de la chambre de l’instruction a été cassée mercredi par la Cour de cassation” et le dossier renvoyé devant la cour d’appel d’Angers, selon la cour d’appel de Rennes, précisant ne pas en connaître les motifs.

Vincenzo Vecchi, 46 ans, avait été arrêté le 8 août dans le Morbihan, où il travaillait dans la clandestinité comme peintre en bâtiment depuis de nombreuses années et où il bénéficie d’un fort soutien de la population.

Il faisait partie des “dix de Gênes”, dix militants violents condamnés pour les affrontements du G8. Membre de la sphère “anarcho-autonome milanaise”, recherché depuis juillet 2012, Vincenzo Vecchi était le dernier des “Black blocs en cavale”, selon la justice italienne.

En 2009, il avait été condamné à douze ans et demi de prison par la cour d’appel de Gênes “pour complicité de vol avec violence, incendie volontaire, complicité de dévastation et pillage, dommage volontaire et usage d’armes prohibées dans un lieu public” lors des manifestations anti-G8 à Gênes en 2001, selon le parquet général.

Dans sa décision du 15 novembre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait constaté “l’irrégularité de la procédure d’exécution” en France du mandat d’arrêt européen émis par l’Italie pour la condamnation de Gênes, et ordonné la remise en liberté du militant italien.

Selon ses avocats, la cour avait jugé la procédure irrégulière car le procureur général français n’avait pas avisé la justice italienne du choix de l’avocat italien choisi par Vecchi en cas de remise aux autorités italiennes.

La cour avait en revanche jugé “sans objet” un second mandat d’arrêt européen portant sur une condamnation à quatre ans de prison pour des faits commis lors d’une manifestation contre les patriotes à Milan en 2006, Vincenzo Vecchi ayant purgé sa peine.

Désormais la procédure repart de zéro.

Source: AFP

 

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