La dépouille du général Gudin, retrouvée en Russie par un ancien du FN, bientôt enterrée aux Invalides par Macron et Poutine?

Général César Charles Étienne Gudin de la Sablonnière Wikimedia Commons
Général César Charles Étienne Gudin de la Sablonnière Wikimedia Commons

Selon l’Élysée, “le président Emmanuel Macron a en effet demandé qu’on lance l’organisation des opérations touchant au retour de la dépouille du général Gudin. Une cérémonie avec Vladimir Poutine est envisagée.”

L’illustre général de Napoléon va être honoré aux Invalides, temple des grands soldats français, en présence de Vladimir Poutine, invité pour l’occasion.

La dépouille d’un général français, mort en 1812 pendant la campagne russe de Napoléon, a été retrouvée et identifiée par une équipe d’archéologues franco-russe.

Charles Étienne Gudin de la Sablonnière, dont le nom est gravé sur l’Arc de Triomphe, a été fauché le 19 août par un boulet de canon ennemi lors de la bataille de Valoutina Gora, à 20 kilomètres environ à l’est de Smolensk, ville russe près de l’actuelle frontière biélorusse.

Amputé de la jambe gauche, le général, que l’on disait très apprécié de Napoléon, meurt trois jours plus tard de la gangrène, à 44 ans. Depuis, les témoignages diffèrent sur la localisation de sa tombe.

L’équipe franco-russe d’archéologues, à l’origine de la découverte, est présidée par l’historien Pierre Malinowski. Ce président de la Fondation franco-russe des initiatives historiques, âgé de 32 ans, est un ancien militaire, dans les rangs de la Légion étrangère.

Membre du Front national de 2014 à 2018, il était assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, puis d’Aymeric Chauprade au Parlement européen. Il était chargé à ce titre de nombreuses missions à l’étranger, notamment en Russie, où il noue des relations qui lui servent aujourd’hui après son retour à son premier amour, l’Histoire.

Début juillet, l’équipe a découvert des ossements présentant des blessures correspondant à celles du général: un squelette qui n’avait qu’une jambe. Cette thèse a été validée par des analyses ADN, comparées avec celles d’un descendant de Charles Étienne Gudin. Son cœur prélevé est conservé au cimetière parisien de Père-Lachaise.

Une expertise des ossements à Moscou a confirmé que “la dépouille est celle d’un homme âgé de 40 à 45 ans, à qui il manque un fragment de tibia à la jambe gauche“.

À l’époque de la mort du général Gudin, en août 1812, l’armée française est en pleine avancée et rien ne laisse présager le désastre de la campagne russe.

Avec la prise de Smolensk, le 16 août, Napoléon ouvre la voie vers Moscou, 400 kilomètres plus à l’est. Mais trois jours plus tard, lors de la bataille de Valoutina Gora, située à moins de 15 kilomètres de Smolensk, l’armée russe échappe au piège des troupes françaises, ce qui lui permet de poursuivre sa retraite vers Moscou.

“Cette bataille aurait pu être décisive si Napoléon n’avait pas sous-estimé les Russes“, raconte Pierre Malinowski, qui a initié les fouilles. “Les lourdes pertes causées par ce combat ont montré à Napoléon qu’il allait vivre l’enfer en Russie.

L’empereur vit mal la perte de l’un de ses militaires fidèles. Après l’avoir confié à son médecin personnel, Napoléon rend visite au général et le prend dans ses bras juste avant sa mort le 22 août, selon des témoignages.

Source: AFP/Le Point

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