Les écolos dingos deviennent-ils une nouvelle menace? Castaner monte une police anti-écolo

Image d'illustration/Pixabay
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Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a présenté vendredi la cellule Demeter de la gendarmerie nationale, chargée de lutter contre les intrusions des écolos dingo dans les exploitations agricoles. Une police anti-écolo?

Cette cellule Demeter vise à mettre tous les moyens nécessaires pour faire en sorte qu’aucune de ces atteintes au monde agricole ne soit impunie“, a déclaré le ministre à Saint-Pabu, dans le Finistère, aux côtés des représentants des syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs.

Des enquêtes avaient lieu dans telle ou telle commune, mais sans être forcément coordonnées. J’ai demandé que l’anti-spécisme soit un des axes prioritaires du renseignement“, a-t-il ajouté. “Et nous allons renforcer les moyens dans le monde judiciaire, en coordonnant au niveau national, afin de lier des faits qui peuvent apparaitre non liés, pour ensuite constituer des associations de malfaiteurs sur lesquelles nous devons enquêter.

Cette année, plus de 1000 actions de militants anti-spécistes ont été recensées, selon les gendarmes. “Il y a cette prétention à être des Robin des bois qui s’affranchit de la loi au nom du respect de sa propre volonté. Oui, on peut être végétarien, mais on n’a pas le droit d’imposer à quiconque son propre choix“, a estimé le ministre.

Les extrémistes écolos dingos retournent le problème. Plutôt que de leurs actions nuisibles et contraires à la loi, ils préfèrent sortir l’argument larmoyant du soi-disant bien-être animal qui serait le critère ultime.

L’association Eau et Rivières de Bretagne ose parler des “infractions constatées par les militants lors des intrusions dans les élevages” lors de leurs action violentes, par exemple, en termes de maltraitance animale.

Si la méthode est discutable, ces vidéos ne montrent-elles pas des infractions qui devraient être sanctionnées par la loi?“, a interrogé l’association. En clair, le fait que les poules et les vaches n’habitent pas dans des chambres trois étoiles climatisées justifie des attaques commando et des destructions de biens.

L’agribashing masque les réels problèmes posés par le modèle agricole industriel“, estime Eau et Rivières de Bretagne. “L’avenir n’est pas au repli ni à la fermeture mais au dialogue et à la transparence. C’est à cette seule condition que pourra se rétablir la nécessaire confiance entre les consommateurs et les éleveurs“, ajoute l’association.

Source: AFP

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