Sous prétexte de l’affaire des lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie, une manifestation anti-flics à Barbès

Interpellation des lycéens à Mantes-la-Jolie/DR
Interpellation des lycéens à Mantes-la-Jolie/DR

Une “humiliation” pour laquelle elles réclament “justice”: quelques centaines de personnes ont manifesté dimanche dans le quartier immigré de Barbès, à Paris, derrière des mères de lycéens interpellés en décembre 2018 à Mantes-la-Jolie.

Le cortège est parti derrière une banderole sur laquelle était écrit “Pour l’amour de nos enfants, marche des mamans pour la justice et la dignité“. L’idée était de marquer l’anniversaire de cette opération de police dans la cité sensible de Mantes-la-Jolie qui a suscité un tollé dans les médias.

Le 6 décembre 2018, après trois jours d’émeutes et de dégradations des voitures et du mobilier urbain en marge du mouvement de protestation lycéen, 151 jeunes, âgés de 12 à 21 ans, avaient été mis à genoux, mains sur la tête, tenus en respect par des policiers avant d’être dispatchés dans des commissariats.

La scène a été filmée par un policier qui commentait en disant “voilà une classe qui se tient sage”. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo a provoqué un tollé chez les bonnes âmes de gauche contre ce qui n’était qu’une procédure sans violence de gestion d’une foule hostile et supérieure numériquement aux forces de l’ordre. L’opération n’a d’ailleurs entraîné aucune blessure ni aucune contusion.

Ils nous ont pris pour des esclaves“, a déclaré dans la manifestation un jeune de 17 ans interpellé ce jour-là, sous le couvert de l’anonymat. Pauvre petit flocon si fragile qui n’a fait qu’une journée de garde à vue. Il a été remis en liberté avec un simple rappel à la loi, comme la plupart des interpellés, y compris les émeutiers et les incendiaires.

Plusieurs familles et le syndicat lycéen d’extrême gauche UNL ont porté plainte pour violences policières. L’enquête préliminaire confiée à la police des polices (IGPN) a débouché sur un non-lieu.

Dans le cortège défilant prétendument “pour la dignité”, on a pu remarquer une majeure partie de femmes voilées ainsi que des individus arborant des drapeaux palestiniens. Quel rapport avec le refus des violences policières? Mystère.

Selon le syndicat policier Unsa Police, l’intervention était “nécessaire”: “en face de 150 jeunes”, agressifs et violents, les forces de l’ordre ont “figé la situation”, pas pour “faire un exemple” mais pour pouvoir ultérieurement “déterminer le degré d’implication de chacun”.

Source: AFP

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