L’armée perd en cours de test un drone tactique Patroller qui se crashe près d’Istres

Drone tactique Patroller/Safran
Drone tactique Patroller/Safran

Un drone militaire s’est écrasé près de la base aérienne d’Istres. Le crash de cet appareil d’envergure n’a fait aucune victime.

Un drone “tactique” de 18 mètres d’envergure et de plus d’une tonne s’est écrasé vendredi soir près de la base aérienne d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, sans faire de victime, pour une raison encore inconnue, a annoncé son constructeur, Safran.

Le “Patroller” s’est écrasé à 15h58 le 6 décembre sur la commune de Saint-Mitre-les-Remparts, à proximité d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, au cours d’un vol de “réception industrielle” mené à partir de la base aérienne 125 d’Istres.

“Aucune victime n’est à déplorer. La zone où s’est écrasé l’engin a été immédiatement mise en sécurité par les unités spécialisées de la base aérienne”, précise le groupe industriel. Des investigations sont en cours pour déterminer les causes de cet incident.

L’armée de terre doit recevoir quatorze drones et cinq stations de contrôle à partir de 2020, selon Safran. Les drones tactiques effectuent des missions d’observation et de reconnaissance pour le compte de soldats déployés au sol.

Le Patroller est un drone tactique (Tactical Unmanned Air Vehicule) de renseignement, conçu par la société Safran Electronics & Defense (anciennement Sagem). Il est fabriqué en France, la cellule étant fournie par le constructeur allemand Stemme.

Le Patroller est capable d’éviter automatiquement un autre aéronef et d’effectuer l’approche d’un aéroport civil. Il a une autonomie de plus de 20 heures, une vitesse de croisière autour de 100 km/h, une vitesse maximale de 314 km/h et la capacité d’emport de 250 kg. Ceci lui permet l’intégration de plusieurs capteurs et, à terme, d’armement tels que les roquettes guidées laser et le missile antichar MMP.

Le 20 janvier 2016, la Direction Générale de l’Armement sélectionne ce modèle pour équiper l’armée de Terre en système de drone tactique. Le contrat porte sur quatorze appareils. L’armée prévoit la livraison de 5 drones en 2019, 14 autres en 2020, et 2 systèmes supplémentaires en 2024.

Le seul autre pays à utiliser dans le futur le drone Patroller sera l’Égypte. Le coût unitaire de fabrication est situé dans la fourchette de 20 à 30 millions d’euros.

Source: AFP/La Provence/Twitter

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