L’Otan reconnaît pour la première fois la menace chinoise et tend malgré tout la main à la Russie

Le secrétaire-général de l'Otan, Jens Stoltenberg/DR
Le secrétaire-général de l'Otan, Jens Stoltenberg/DR

Ce mercredi, les 29 membres de l’Otan ont adopté une déclaration commune, affirmant leur “solidarité, unité et cohésion”, et reconnu pour la première fois la menace chinoise, lors du sommet du 70e anniversaire de l’Alliance.

Un accord a été trouvé avec Erdogan qui a accepté l’adoption des nouveaux plans de sécurité régionaux pour la Baltique, la Pologne, la Turquie et le flanc sud de l’Alliance.

La Turquie bloquait l’adoption de ces plans pour contraindre les alliés à considérer comme terroristes les combattants kurdes des Unités de protection du peuple, la branche armée du Parti de l’union démocratique syrien. L’offensive lancée par l’armée turque dans le nord-est de la Syrie visait ces forces qui ont combattu le Califat avec la coalition internationale.

Pour la première fois dans son histoire, les membres de l’Otan se sont dits “conscients que l’influence croissante et les politiques internationales de la Chine présentent à la fois des opportunités et des défis, auxquels nous devons répondre ensemble, en tant qu’Alliance”.

Les Alliés dénoncent “les actions agressives de la Russie”, mais restent “ouverts au dialogue, et à la perspective d’établir une relation constructive avec la Russie lorsque les actions de cette dernière le permettront”.

Le secrétaire de l’Otan, Jens Stoltenberg, a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de maîtrise des armements nucléaires avec la conclusion de nouveaux traités incluant la Russie et la Chine. Mais “aussi longtemps qu’il y aura des armes nucléaires, l’Otan restera une alliance nucléaire”, avertit la déclaration de Londres.

Source: AFP

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