La préférence nationale sera-t-elle assimilée à la provocation à la discrimination raciale et punie par la loi?

Image d'illustration/Fotolia
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L’eurodéputé RN Jean-François Jalkh et l’ex-eurodéputée Sophie Montel, qui a depuis quitté le parti, ont été mis en examen pour “provocation à la discrimination raciale” dans une enquête sur un guide publié avant les municipales de 2014, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Tous deux ont été mis en examen fin octobre et mi-novembre, a indiqué une source proche du dossier, confirmée par le parquet de Nanterre. Steeve Briois, actuel premier vice-président du RN, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté le 5 novembre.

Ces mises en examen interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte après une plainte en 2014 de l’association Maison des Potes mettant en cause les responsables de la publication du “Guide pratique de l’élu municipal Front national”.

Dans ce document édité plusieurs mois avant les municipales de mars 2014, le Front national exhortait ses futurs élus à réclamer notamment l’application de la “priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux“.

Jean-François Jalkh était alors directeur des publications du FN et Sylvie Montel chargée de la coordination des élus au sein du secrétariat général. Steeve Briois, alors secrétaire général, avait préfacé le guide.

Le vice-président de l’association Maison des Potes, Samuel Thomas, regrette la lenteur de la justice dans ce dossier. “Ce qu’on souhaite surtout c’est que la justice tranche rapidement et qu’on puisse démontrer que le parti a réclamé la commission d’une infraction pénale à caractère raciste de la part de ses élus locaux“.

Dans ce dossier, le Parlement européen avait levé l’immunité de trois eurodputés. A l’époque, Steeve Briois, également maire d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, avait dénoncé une “nouvelle persécution judiciaire”.

Même en étant parfaitement neutre vis-à-vis du Front national et des solutions qu’il préconise, on ne peut que s’étonner que la justice française perde son temps à s’occuper d’un affaire qui n’a pas l’ombre d’illégalité.

Cette affaire relève “de la liberté d’expression“, a assuré Sylvie Montel. “En tant qu’élus d’opposition, on a tout à fait le droit de dire qu’on est contre une loi, et qu’on aspire à modifier cette loi“, a-t-elle poursuivi.

C’est d’une logique implacable. Sinon, il faudrait embastiller tous les députés et sénateurs qui par définition travailler à modifier des lois voire à les abroger ou remplacer. Chaque initiative législative deviendrait automatiquement un délit.

La “préférence nationale” en matière d’emploi est une idée admise par la majorité de nos concitoyens. 54% des Français se disent d’accord avec l’idée que lorsque les emplois sont rares, les employeurs devraient embaucher en priorité les nationaux plutôt que les immigrés.

Il faut aussi noter que les détracteurs de cette propositions assimilent le critère de nationalité avec la notion de race. Si la préférence nationale, donc le fait de réserver certains emplois ou bénéfices aux nationaux, qui existe soit dit en passant dans de nombreux domaines en France, devrait être assimilé au racisme, dans ce cas il faudrait admettre que par le biais de naturalisation un individu change d’appartenance ethnique. En obtenant un passeport français devient-on quelqu’un d’une race différente?

Les antiracistes sont parfaitement incohérents et risibles, comme les communistes jadis.

Source: AFP

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