Une bonne leçon: le jour où Eltsine a découvert l’économie libre

Photo/Houston Chronicle DR
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On est en 1989. Le président russe Boris Eltsine 58 ans. Et il va vivre un choc qui va changer sa vie.

Il est en voyage aux États-Unis. C’est la première fois qu’il découvre en direct le monde libre.

Il visite le Centre Spatial Johnson à Houston, et fait une visite-surprise dans une épicerie de quartier avec ses bras droits. Il regarde les linéaires de produits alimentaires. Et là, c’est le choc: ayant vécu toute sa vie en URSS, dans le communisme, donc dans la pénurie, les produits avariés, les queues interminables pour un pain rassis, Eltsine découvre avec stupéfaction la variété des produits occidentaux, le choix, la qualité, l’abondance, qui sont les fruits du commerce libre et des marques capitalistes.

Il parcourt les allées en hochant la tête, particulièrement enthousiasmé par les boissons gazeuses, les puddings et les échantillons gratuits de fromage. Lui qui dirige un des plus grands pays au monde, il est comme un enfant devant un magasin de jouets de luxe.

Dans sa propre biographie, Eltsine écrira plus tard: “Quand j’ai vu ces étagères remplies de centaines, de milliers de boîtes de conserve, de packagings et de marchandises de toutes sortes, pour la première fois, je me suis senti franchement malade de désespoir pour le peuple soviétique”.

Pour convaincre un communiste de la supériorité du capitalisme, un linéaire de yaourts aux fruits dans une banale épicerie sera toujours plus efficace qu’un long discours de Chirac à la tribune de l’ONU.

Source: Houston Chronicle

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