300 passagers piégés pendant 17 heures dans un TGV. Ils ne seront même pas remboursés

Image d'illustration/Wikimedia Commons
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Un voyage anodin s’est finalement avéré être l’un des périples les plus longs pour certains usagers de la SNCF. La Dépêche du Midi raconte l’interminable trajet de 300 passagers à bord d’un train parti lundi 2 décembre à 17 heures de Paris pour n’arriver qu’à 10h15 le lendemain à Toulouse.

Si le train a démarré à temps à la gare Montparnasse aux alentours de 17h lundi 3 décembre, il n’est finalement arrivé à Toulouse que le lendemain matin, soit mardi 4 décembre, à 10h15, après de nombreuses péripéties.

Vers 18h15 lundi 2 décembre, un premier retard a lieu à Grisolles, une commune au sud de Montauban dans le Tarn-et-Garonne. Un accident a provoqué ce ralentissement. Le train finit par reprendre sa route avant de stopper à 19h, à Bordeaux cette fois. À ce moment-là, c’est l’incompréhension qui prédomine chez les passagers.

Il y avait des alertes d’heure en heure sans que nous ayons une vision globale de combien de temps ça allait durer“, confie au journal un passager. Quatre heures plus tard, la nouvelle tombe: ils vont devoir passer la nuit à bord du véhicule toujours immobilisé. Aucun horaire de reprise de l’activité n’est en revanche communiqué.

Certains usagers refusent de rester toute la nuit sans savoir quand reprendra la circulation. Ils décident de quitter le train pour rejoindre Toulouse via d’autres moyens de transport. Les plus vulnérables ont la chance d’être logés dans des hôtels par la SNCF. Pour ceux qui ont choisi de rester, une longue et rude nuit démarre. Pire encore, vers une heure du matin, le froid s’est d’autant plus installé avec la coupure du chauffage.

Le train redémarre finalement le mardi 3 décembre à 6h40 du matin pour rejoindre Toulouse vers 10h15. Si la SNCF assure avoir fait ce qu’elle pouvait, les passagers ne digèrent pas. Ils se sont senti piégés, sans les renseignements nécessaires pour prendre une décision. À aucun moment, la SNCF n’a été en mesure de dire combien de temps l’attente allait durer.

Face à ces accusations, la société ferroviaire assure avoir fait son maximum. “Nous avons assuré l’accueil des passagers en leur fournissant des plateaux-repas et des couvertures. Il est très difficile de trouver des bus au pied levé le soir”, déclare la SNCF qui justifie également la coupure de chauffage par “une question d’alimentation“.

Qui plus est, malgré le préjudice subi par les usagers, ces derniers n’ont pas l’assurance d’être dédommagés. “Il s’agit d’une cause externe, donc en principe, le remboursement n’a pas lieu“, souligne la SNCF.

Source: La Dépêche du Midi/AFP

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