À Perpignan, un Turc tue le petit garçon de sa compagne car il réclamait son père!

Image d'illustration/Pxhere
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Erkan Pegkoz, un trentenaire d’origine turque, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle vendredi en appel, par la cour d’assises de l’Hérault. Il a été reconnu coupable d’avoir battu à mort le fils de sa compagne, âgé de deux ans et demi, à Perpignan, en 2012. La mère de l’enfant a elle été condamnée à cinq ans de prison dont deux avec sursis pour ne pas être intervenue pour empêcher ce crime.

Les peines annoncées en appel sont les mêmes que celles prononcées en première instance, en octobre 2017, par la cour d’assises de Perpignan contre Erkan Pegkoz et Laure Filly-Darricau: trente ans pour l’immigré turc et cinq dont deux avec sursis pour la mère.

Contre le beau-père, l’avocat général avait requis ces trente ans de réclusion criminelle, dénonçant un crime “abominable“. Il avait demandé sept ans de prison contre la mère “indigne“, qui avait selon lui “donné un permis de tuer“.

Dans son réquisitoire le magistrat a rappelé l’ampleur des sévices subis par le petit garçon, arrivé à l’hôpital le 25 juin 2012 le corps “brisé” et “le cerveau déchiré“. Lors de ce procès en appel, qui s’est ouvert lundi, le principal accusé a continué à nier avoir frappé l’enfant.

Je n’ai jamais levé la main sur Nolhan“, a-t-il à nouveau assuré vendredi avant que la cour se retire pour délibérer. Les deux trentenaires se rejettent toujours la responsabilité des coups mortels.

Le 25 juin 2012, Erkan Pegkoz s’était présenté aux urgences de l’hôpital de Perpignan avec le garçonnet inconscient et portant de multiples lésions. L’enfant était décédé trois jours plus tard au CHU de Montpellier.

Les enquêteurs, qui avaient connaissance d’un signalement de la nounou de l’enfant en avril pour des traces de violences, avaient rapidement placé la mère et le beau-père en garde à vue.

En fin de garde à vue, la mère de l’enfant avait accusé son compagnon, chez qui elle vivait depuis quelques mois, d’avoir frappé à mort son fils car il ne supportait pas que l’enfant demande régulièrement à voir son père.

Le procès en appel s’est tenu dans une ambiance de tension marquée par de fréquentes altercations entre Me Éric Dupond-Moretti, qui défendait Erkan Pegkoz, et la présidente.

Le père de Nolhan, qui résidait dans les Landes et ne voyait son enfant que lors des vacances scolaires, a livré un témoignage bouleversant jeudi à la barre. Il a notamment expliqué que deux jours avant le drame il avait fait demi-tour sur l’injonction d’Erkan Pekgoz, alors qu’il était normalement prévu qu’il vienne chercher le petit garçon. “Ce soir-là, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie“, a-t-il raconté. “Ça fait sept ans que je vis avec cette culpabilité“.

Source: AFP

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