Jay-Z, premier rappeur milliardaire, se ridiculise en poursuivant un éditeur de livres pour enfants

Le corps du délit/Flickr
Le corps du délit/Flickr

Le célèbre rappeur Jay-Z poursuit un petit site internet marchand australien pour avoir utilisé son nom et une de ses chansons dans des livres pour enfants, selon un journal australien.

Shawn Carter, plus connu sous son nom de scène Jay-Z, a engagé le 22 novembre une action en justice devant la cour fédérale australienne, accusant The Little Homie d’avoir enfreint le droit à la propriété intellectuelle.

Le quotidien australien The Age a affirmé mardi que, selon les avocats du chanteur, cette société a tiré profit de l’image du chanteur et utilisé les paroles de son chanson “99 Problems”.

Little Homie propose à l’achat un livre d’apprentissage et un carnet de coloriage pour enfants, dont le titre est A B to Jay-Z.

La dernière de couverture de ces deux abécédaires, qui se veulent d'”inspiration hip-hop”, reprend une partie des paroles de la célèbre chanson du rappeur américain, selon une photo de ces livres affichée sur le site internet The Little Homie.

Sur chacune des pages de ces ouvrages figure un portrait d’une star du hip-hop et celui de Jay-Z apparait en dernière page, pour illustrer la lettre Z.

Le rappeur a demandé à cette société de mettre fin à la vente de ces livres en mars 2018 mais cette dernière a continué “délibérément et sciemment” d’utiliser son portrait et ses paroles.

L’utilisation du nom du rappeur, de son image et des paroles “a été calculée pour blesser, a blessé et continue de porter atteinte à la réputation et la bonne volonté de M. Carter“, soutient l’accusation.

Le site marchand n’a pas encore déposé de défense et ses avocats n’ont pas souhaité faire de commentaires, tout comme les avocats de Jay-Z.

Jay-Z est évidement libre de considérer que cette utilisation, plutôt flatteuse envers sa personne, lui porte préjudice de point de vue personnel ou financier. Il est aussi libre de faire un procès par caprice.

L’opinion publique est aussi libre de penser que Jay-Z, premier chanteur de rap officiellement milliardaire, se ridiculise en poursuivant une petite maison d’édition inconnue. Dans un combat d’un éléphant suffisant et  capricieux contre une fourmi, on a plutôt tendance de sympathiser avec la fourmi.

L’affaire doit faire l’objet d’une première audience le 6 décembre.

Source: AFP

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