Le théâtre, avant-garde du totalitarisme à la française

Photo/Le Monde DR
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Le théâtre est une affaire d’État en France depuis bien longtemps. Mais, au XXème siècle, est né un théâtre français totalement politique, totalement de gauche, et totalement délirant. Et, cette année, nos chers génies subventionnés sont allés plus loin que jamais.

FL24 vous a déniché un document où les métiers du théâtre font au Ministère de la Culture une liste interminable de demandes: 55 mesures, excusez du peu! Intitulé États Généraux des Écrivain.e.s de théâtre, ce programme de réforme est tellement fou que nous ne résistons pas à vous en livrer les meilleurs passages. Mais attention: ça pique les yeux. Allez, c’est parti.

Mesure numéro 12: “Créer une option écriture dans les parcours artistiques au lycée.”

Jamais aucun grand écrivain français n’est sorti d’une école d’écriture. Les stages de poésie et de littérature, tellement à la mode, sont des farces créées pour les adultes qui se prennent pour des génies méconnus. En réalité, pour écrire un livre, il suffit de savoir lire et écrire correctement le français: le reste est courage face à la page blanche, travail solitaire, talent, inspiration, et même chance, toutes choses qui ne s’enseignent pas sur les bancs du lycée.

Mesure 14. “Intégrer dans les programmes scolaires des pièces d’auteurs.rices vivant.es.” 

Pour quoi faire? Les enfants et les adolescents doivent être exposés aux meilleurs textes, point final. L’éducation Nationale n’a en aucune manière le devoir de promouvoir les auteurs contemporains. Et si personne ne fait mieux que Molière de nos jours, il faut rester sur Molière. Cette volonté de “faire moderne” cache en réalité une volonté d’effacer progressivement le passé… pour que personne ne s’aperçoive que, de nos jours, justement, personne ne fait mieux que Molière, loin s’en faut. 95% de nos auteurs contemporains sont des nuls dont les pièces n’intéressent que Télérama.

Mesures 17 à 20. “Inventer un dispositif d’aide pour les projets nés de la rencontre d’artistes en cours de résidence. Multiplier les aides à l’écriture. Solliciter les commandes à l’écriture par un système tripartite: soutien à l’écrivain.e pour l’écriture, à la compagnie pour le montage, au lieu de création pour les premières dates. Permettre à toutes les compagnies d’accéder à l’aide au compagnonnage.”

Bref, subventionner chaque étape de la création théâtrale, toujours plus. En clair: déconnecter le théâtre du profit et du public, de la rentabilité et du succès populaire, pour en faire un monde autonome, qui n’a de comptes à rendre à personne, où les crétins absolus vivent dans le même confort que les vrais talents (qui, du coup, gagnent moins qu’ils ne le méritent, et c’est bien fait pour eux: les gens doués sont de sales égoïstes). Ça a un nom: l’art totalitaire. Tout par l’État, tout pour l’État, et fuck le peuple.

Suivent une bonne quinzaine d’exigences financières du même genre: parfaitement injustifiées. Mais on vous garde le meilleur pour la fin. Accrochez vos ceintures, c’est du lourd. Voici les mesures 41 à 48.

“Réaliser un état des lieux du nombre de textes d’auteur·rices racisé.es publiés et veiller à la progression de ce nombre (maisons d’éditions) au moyen de dispositif de soutien. Réaliser un état des lieux du nombre de textes d’auteur·rices racisé.es montés et produits au moyen de dispositifs de soutien (faciliter les rencontres avec les metteurs.euses en scène). Valoriser des auteur·rices racisé.es invisibilisé.es dans l’histoire (travail de recherche universitaire). Encourager à la participation d’auteur·rices racisé.es dans les comités de lecture et les commissions d’aide. Encourager la sélection d’auteur·rices racisé.es parmi les auteur.rices associé.es dans les lieux labélisés. Financer une étude sociologique sur la place des auteur.rice racisé.es dans les œuvres programmées (étude renouvelable pour en mesurer l’évolution). Financer une étude sociologique de perception des stéréotypes ethno-raciaux dans les œuvres programmées (étude renouvelable pour en mesurer l’évolution). Encourager la présence d’auteur·rices racisé.es dans les programmes scolaires.”

Qu’est-ce qu’un racisé? Une victime du racisme, dans le langage des antiracistes. Ainsi, les auteurs de théâtre consacrent un quart de leurs États Généraux à la lutte contre le racisme dans leur métier! Comme si les théâtres étaient des ghettos! Comme si les émeutes raciales s’y multipliaient! Alors que c’est un milieu de petits-bourgeois blancs! Ces gens sont 100% hors-sol.

Ils se présentent comme des “anti-système”, des dissidents-nés, la fine fleur de la résistance. La vérité est que ce sont des esclaves volontaires de l’État, qui réduisent le contribuable en esclavage pour oublier leur médiocrité. Ils veulent un théâtre stalinien: fait par les bureaucrates à destination des bureaucrates.

Le grand essayiste Philippe Muray, s’adressant aux artistes subventionnés, déclara un jour: “Si vous n’avez pas de talent, c’est tant pis pour vous!” Voilà ce que l’État devrait répondre à ces exigences des théâtreux. Mais l’État, qui reste les bras ballants aux vrais terroristes, a peur des faux artistes. Alors, le théâtre français va continuer à se transformer en usine à gaz, et le peuple ira de moins en moins voir leurs pièces, tout en les finançant intégralement contre son gré.

Source: États Généraux des Écrivain.e.s de théâtre

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